Combien ça coûte assurer sa propriété en Floride?

Publié le 15/11/2017 à 08:58

Combien ça coûte assurer sa propriété en Floride?

Publié le 15/11/2017 à 08:58

Par Claudine Hébert

Harvey, Irma, Jose, Maria…la saison des ouragans de l’année 2017 a été l’une des plus coûteuses de l’histoire avec des pertes estimées à plus de 200 G$ US, selon Moody. Combien devront payer les propriétaires pour assurer leurs biens immobiliers au pays des oranges ?


« On devrait assister à une augmentation du coût des primes d’assurances d’au moins 10%. Et même 15% », signale Martin Rivard, un courtier d’assurances, originaire de Shawinigan, dont le bureau est situé à Boynton Beach, en Floride. « Rien à voir toutefois, précise-t-il, avec les hausses de 100% à 300% que plusieurs propriétaires avaient subi après le passage de l’ouragan Andrew en 1992. À cette époque, les primes d’assurances ne coûtaient presque rien. La compagnie State Farm avait même frôlé la faillite tellement elle n’avait pas prévu le coup. »


Combien coûte assurer sa propriété sous le soleil de la Floride? Le coût de la prime dépend de plusieurs facteurs. Contre quoi souhaite-t-on protéger sa propriété, quelle est sa localisation, dispose-t-elle de fenêtres antiouragans, son toit a-t-il été refait? « Le coût de la prime peut aisément varier entre 0,5% et 2% de la valeur de la propriété », indique Martin Rivard.


La prime d’une maison construite après 2012, située au sud de Port St Lucie, protégée contre le vent, les inondations, le feu, le vol, le vandalisme et la responsabilité civile, sera ainsi beaucoup plus élevée que celle d’une propriété dans le nord de l’État, datant des années 1980, assurée seulement contre la responsabilité civile.


En attendant le prochain ouragan


Selon le courtier Martin Rivard qui réside aux États-Unis depuis plus de 40 ans, le type de protections pour lesquelles optent les propriétaires varie également selon la trajectoire et l’intensité du dernier ouragan. « Avant Irma, dont les vents et les vagues ont détruit plus de 25% des propriétés dans les Keys, à peine 3 nouveaux propriétaires sur 100 optaient pour l’option inondation. Actuellement, le produit est très populaire. Ce sont au moins deux proprios sur 5 qui l’ajoutent à leur protection », constate le courtier.


Il suffit que la Floride soit épargnée par les ouragans plus de trois années d’affilée pour que des propriétaires demandent que l’on diminue leur prime.


Des propriétés… non assurées


Un risque que prend justement, Rémi Guertin, ex-officier de l’Armée canadienne à la retraite. Il y a cinq ans, il a payé 20 000$ US pour l’achat d’une maison mobile, à Bradenton, située sur la côte ouest de la Floride, au sud de St. Petersburg. « J’ai refusé la protection de mon assureur contre les ouragans et les inondations dont la prime me coûterait plus de 2000$ US par année, soit 10% de la valeur de mon bien. J’ai seulement opté pour l’assurance responsabilité civile qui me coûte tout de même 400$ US, par année, soit 2% de la valeur de ma propriété », raconte ce propriétaire dont la maison mobile a été épargnée.


Ce qui demeure le plus flagrant, ce sont les propriétaires de condo qui ne détiennent aucune assurance, soulève le courtier Rivard. Une situation fréquente auprès des propriétaires qui achètent leur propriété sans être liés à une hypothèque (autrement la banque exige d’avoir des assurances).


Ils sont, dit-il, plus d’un sur 5 à prendre ce risque. « Ces derniers ont l’impression d’être protégés parce que l’association des propriétaires de leur immeuble détient une assurance. Une grave erreur », maintient-il.


Il rappelle que chaque propriétaire est responsable des dommages que pourrait subir son unité. « Même si la copropriété se trouve au rez-de-chaussée de l’immeuble et qu’elle subit un dégât d’eau provenant des étages supérieurs, ce sont les assurances du propriétaire de l’unité endommagée qui devront couvrir une partie du coût des dommages. »


Le courtier cite en exemple un de ses clients propriétaire d’un condo d’une valeur de 1M$ qui hésitait à s’assurer. « Un tuyau a récemment brisé. Il en a eu pour 100 000$ de dommages, juste pour réparer son plancher de bois franc. »


 


 


 


 


 


 

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