Combien ça coûte, être fou de la course à pied ?

Publié le 30/10/2017 à 09:25

Combien ça coûte, être fou de la course à pied ?

Publié le 30/10/2017 à 09:25

Par Claudine Hébert

Antoine Bourgeois, un ex-financier de 59 ans à la retraite, ne regarde pas à la dépense pour pratiquer la course à pied. Un de ses principaux investissements demeure les chaussures qu’il achète à coup de trois paires (150$ à 200$ chacune) lors de chaque saison. Une pour la maison, une pour le chalet et une troisième qu’il laisse dans son casier au Club sportif MAA. Et c’est sans compter les deux paires de chaussures pour courir sur la piste de l’Université McGill qu’il renouvèle également chaque année. « Je cours en moyenne 50 km par semaine. J’aime avoir la sensation de courir dans des chaussures bien coussinées », explique le coureur qui consacre près de 2500$ en chaussures chaque année.


S’ajoutent à la facture quelque 500$ pour des vêtements, 400$ pour cinq séances de massothérapie, 400$ pour cinq visites chez le physio, 200$ pour l’entraîneur, ainsi que les frais liés aux deux marathons auquel il participe chaque année : Boston (son préféré) au printemps et un second marathon à l’automne qui peut être celui de Philadelphie, Amsterdam, Berlin ou Tokyo. 


Calculez un minimum de trois à sept nuits à l’hôtel à 300$ le dodo, les repas dans les restos, les frais de transport ainsi que le coût de l’inscription au marathon, qui peut aisément coûter entre 100$ et 400$, et voilà, la note d’Antoine Bourgeois frôle les 10 000$ par année.


Marathon dispendieux


Comme le fait remarquer Agnès Fénaux, une Française qui vit au Québec depuis 2010, certains marathons coûtent plus cher que d’autres. C’est notamment le cas de New York qui remporte la palme des frais d’inscription les plus élevés de la planète. Une participation au célèbre marathon représente aujourd’hui 255$ US pour un Américain membre du NY Road Runners (NYRR). Il en coûtait 80$ US en 2004. « Les non-résidents du pays, notamment les coureurs canadiens, doivent, eux, payer 358$ US pour participer. Soit un peu plus de 460$ CDN incluant le taux de change et les frais de carte de crédit », soulève cette conseillère judiciaire qui compte participer aux six épreuves du World Marathon Majors en six ans. Chicago, Boston, New York, Berlin et Tokyo sont réglés. Il ne lui manque que le marathon de Londres. Un objectif qui se traduit par plus ou moins 5000$ par année en frais de voyage, en entraînement avec le club Les Vainqueurs, en services de nutritionniste et d’ostéopathe, ainsi qu’en frais d’équipements (chaussures, vêtements et montre GPS Garmin.


Sous le charme du Japon


Étienne Laneville, un Sherbrookois d’origine qui vit depuis 17 ans à Los Angeles, investit près de 5000$ pour participer à un unique marathon par année…au Japon. À lui seul, le billet d’avion première classe aller-retour lui coûte plus de 3000$. « Depuis cinq, la course à pied est devenue mon prétexte pour visiter une région de ce pays. J’ai couru le 42,2 km à Nagano, à Yokohama et deux fois à Tokyo. D’ici un mois, je ferai le marathon de Kobe », indique l’ingénieur informatique qui travaille pour la chaîne de télévision Fox Sports. Les inscriptions au bas de l’écran lors des matchs de football américain et ceux de la série mondiale de baseball, c’est lui. 


Investir sans faire de compétition


Enfin, certains coureurs consacrent près de 5000$ par année à la course à pied sans même participer à une seule épreuve. C’est le cas de Lyne Jolicoeur, une agente immobilière de 58 ans qui n’a pris part à aucune course depuis plus de deux ans. Outre ses trois chaussures à 150$ qu’elle achète chaque année, s’ajoutent des vêtements de course (500$), une orthèse plantaire à 465$, des appareils maison pour prendre sa pression et son taux de sucre dans le sang, ainsi que des frais de voyages à Cuba et en Europe pour aller courir et marcher au chaud l’hiver venu.


« Je soigne actuellement une vieille blessure. J’avais un oignon qui gênait mon pied droit. L’an dernier, je n’ai pas hésité à payer les 3000$ exigés par une clinique privée pour m’en débarrasser », souligne la femme d’affaires qui continue de parcourir 50 km par semaine : 30 km à la course, 20 km à la marche. Cette ex-championne de 400 mètres et 800 mètres rêve, une fois complètement rétablie, de battre les records de sa catégorie d’âge lors d’éventuels championnats du monde d’athlétisme pour vétérans.


 


 


 


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