Méfiez-vous des imitations !

Publié le 01/06/2009 à 09:56

Méfiez-vous des imitations !

Publié le 01/06/2009 à 09:56

À 40 ans, Hugo annonce fièrement qu'il est maintenant bien protégé, grâce à une assurance maladies graves de 100 000 dollars combinée à une assurance vie mort accidentelle de 500 000 dollars. En tant que père de famille, il a couvert son risque d'invalidité et de décès. Pourtant, Hugo a été berné ; il a choisi des options, au lieu de couvrir ses risques les plus fondamentaux. Les premières protections d'Hugo auraient dû se concentrer sur la couverture des risques d'invalidité et de décès afin d'assurer la continuité du revenu nécessaire à sa famille.


 


L'assurance mort accidentelle est une assurance vie limitée, conçue pour couvrir l'assuré s'il meurt dans un accident. Cette assurance n'est qu'un billet de loterie - une option - qui ne peut en aucune façon remplacer la protection de base sous le prétexte qu'elle coûte moins cher. Il faut lui préférer une police d'assurance vie complète qui couvre toutes les formes de décès. Pour déterminer le montant de la couverture, il faut évaluer le capital nécessaire pour remplacer le revenu de son emploi afin d'assurer le maintien de la qualité de vie de sa famille.


 


L'assurance maladies graves couvre les cancers, les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, la cécité, la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques, les greffes d'organes, l'insuffisance rénale et la paralysie. Ces invalidités ont une incidence de 45 %. Seule une assurance invalidité vous protège à 100 %, quelle que soit la cause de votre invalidité. Il faut se protéger en cas d'interruption à long terme de son revenu personnel. L'assurance maladies graves est une protection complémentaire contre le risque d'interruption du revenu résultant non seulement d'une maladie grave, mais aussi de toute forme d'invalidité, quelle qu'en soit la cause.


 


Autre illusion de l'assurance maladies graves : le remboursement des primes payées en cas de résiliation du contrat avant l'apparition d'une maladie assurée. La première condition du remboursement de prime est de payer de 50 à 65 % de plus que la prime de base pour s'assurer d'obte-nir ce remboursement. La seconde, de con-server le contrat en vigueur durant 15 ou 20 ans avant d'avoir droit à ce rembourse-ment. L'assureur vous fait payer une bonne partie du remboursement de la prime. La solution est simple : épargnez la diffé-rence de prime et vous accumulerez votre remboursement en conservant le droit de résilier votre contrat en tout temps.


 


La gamme des produits financiers augmente sans cesse. La meilleure façon de trouver la réponse idéale à vos besoins est de définir vos besoins de base. Il faut se méfier des nouveaux produits et des campagnes de publicité. Le prix des produits est réduit tout simplement parce que la protection l'est aussi. En ces temps difficiles, soyez vigilant : exigez d'en avoir pour votre argent !


 


La prime


 


La prime d'une assurance vie mort accidentelle ne représente que 10 % de la prime d'une assurance vie complète. Mais ce n'est pas une aubaine. Il faut en déduire que l'assureur paie un dédommagement beaucoup plus rarement. 6 % En 2007, les Québécois ont dépensé 20 % de leur revenu en impôt, 6 % en primes d'assurance et en épargne-retraite, et 5 % en loisirs.


 


Source : Statistique Canada


 


François Morency * Planificateur financier, Aviso


 


francois.morency@transcontinental.ca


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