Le growth hacking en trois questions

Publié le 05/11/2015 à 11:18, mis à jour le 23/12/2015 à 11:22

Le growth hacking en trois questions

Publié le 05/11/2015 à 11:18, mis à jour le 23/12/2015 à 11:22

Le growth hacking est sur toutes les lèvres. Une solution miracle pour augmenter la croissance à faible coût ? Plusieurs sont preneurs ! Mais c’est quoi, au juste, le growth hacking ?


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Qui? La petite histoire veut que Sean Ellis ait inventé le terme, en 2010. À l’époque responsable du développement de la plateforme de partage de fichiers Dropbox, il se cherchait un remplaçant. Au moment d’afficher le poste, il ne sait pas trop comment le nommer. Il élabore le néologisme growth hacker. Ce dernier a pour seul et unique objectif de générer de la croissance, généralement en décuplant la clientèle à l’aide des nouvelles technologies. Parce que le growth hacking, c’est en ligne que ça se passe, et pas ailleurs ! Quoi ? L’essor spectaculaire du growth hacking aurait autant à voir avec l’amour des gens d’affaires pour les «buzzwords» qu’avec la valeur de ce concept, au fond pas si nouveau, selon Mitch Joel, président de la firme de marketing digital Mirum.


«Le growth hacking est l’acquisition de clients adaptée aux nouvelles technologies de l’information», avance-t-il. De son côté, la consultante en stratégie et programmeuse Web Marie-Michèle Sicard-Carrier souligne que le travail d’un growth hacker c’est 50% de programmation et 50% de marketing. «Le growth hacker analyse les données (résultats, statistiques sur les usagers, données de conversion, etc.), crée des outils, les teste, les met en oeuvre… puis recommence!» Comment? Les outils et stratégies à la disposition du growth hacker sont multiples. Marie-Michèle Sicard Carrier a, par exemple, utilisé MailChimp, qui permet de créer des newsletters, d’automatiser des envois, d’intégrer du contenu sur les réseaux sociaux et de suivre les statistiques d’une campagne de communication numérique.


Qualaroo permet quant à lui de recueillir de l’information qualitative sur les usagers d’un site à l’aide de sondages. Un outil prisé des Groupon, Spotify et autres Uber. «Mais ce qui compte, c’est la stratégie», croit Mitch Joel. Il s’agit toujours de définir la meilleure manière de faire connaître le site, d’y attirer des usagers et de les convaincre de s’inscrire. Une stratégie répandue est le référencement, dans laquelle une entreprise incite ses clients à inviter leurs connaissances à s’inscrire à son site ou son service, en échange d’un avantage. Dropbox offre par exemple 500 Mo d’espace supplémentaire par ami « parrainé», 125 Mo si vous publiez un tweet pour inviter des amis à rejoindre Dropbox, etc. Breather vous offre une location d’espace à bureau gratuite pendant une heure dès qu’une personne référée par vous utilise sa première heure de location (elle aussi gratuite). D’autres stratégies peuvent être d’une redoutable efficacité.


LinkedIn a généré une immense partie de ses 200 millions de comptes actifs en s’assurant de placer les profils de ses clients en première position sur Google. Cela attire un immense trafic. Autre truc : chaque message envoyé par un usager Hotmail est signé d’un lien invitant le récipiendaire du message à ouvrir son propre compte de messagerie. « Ce sont des techniques beaucoup plus efficaces que les publicités traditionnelles, puisqu’elles permettent de cibler un grand nombre de personnes, sur un vaste territoire, mais en fonction de critères très précis établis en croisant des tonnes de données », conclut Mitch Joel.

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