4 mythes à propos des entreprises à forte croissance

Publié le 26/08/2015 à 08:42

4 mythes à propos des entreprises à forte croissance

Publié le 26/08/2015 à 08:42

Par Diane Bérard

À peine 1% des entreprises privées à plus forte croissance des États-Unis se trouvent à Silicon Valley. Parmi celles-ci, seulement la moitié appartiennent au secteur de la technologie. Et seulement 1/10 de ces entreprises à plus forte croissance a profité de capital-risque. Les neuf autres se sont financées par dette, grâce à l’argent de la famille et des proches ou par les fonds personnels de l’entrepreneur (bootstrapping).


Bref, il faut y aller mollo sur les idées reçues en ce qui a trait aux start-ups et à la croissance. Le développement économique est pluriel. C’est le message de l’étude de la Kauffman Foundation intitulée « "Leveraging Regional Assets: Insights from High-Growth Companies in Kansas City,", dirigée par Yasuyuki Motoyama.


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Cette étude a été menée à partir de la liste des 500/5000 entreprises à plus forte croissance du magazine Inc. Des entrevues ont été menées auprès de 479 entrepreneurs de cette liste. Puis, une étude plus pointue s’est attardée au cas de 22/144 entrepreneurs à forte croissance de la région de Kansas City présents dans le classement Inc. Ces entreprises ont connu une croissance annuelle de 39% au cours des trois années étudiées.


Voici ce que le cas de Kansas City nous apprend :


1-Profiter de capital-risque n’est pas un prérequis à la croissance. À peine 7,4% des 22 entreprises de Kansas City étudiées en ont bénéficié. Cela ne les a pas empêchées d’afficher une croissance annuelle moyenne de 40%.


2-Il ne faut pas sous-estimer les atouts intangibles de certaines régions. Ils sont souvent invisibles aux yeux des observateurs extérieurs. On ne comprend pas toujours pourquoi l’entrepreneuriat est particulièrement vigoureux dont une certaine région. Dans la région de Kansas City, par exemple, les entrepreneurs vantent l’éthique de travail de la population. Elle contribue, selon eux, au succès et à la croissance de leurs entreprises. Cela ne se voit pas à l’œil nu.


3-Les réseaux informels de soutien peuvent s’avérer aussi efficaces pour la croissance des entreprises que les réseaux formels. Les entrepreneurs de Kansas City comptent d’abord sur leurs clients, leurs fournisseurs et leurs pairs pour innover et croître.


4-La croissance ne passe pas nécessairement pas l’exportation. Le tiers (37%) des entreprises à forte croissance de Kansas City ne font des affaires que dans leur région. Ici, il faut se montrer prudent. Pourront-elles continuer à soutenir ce rythme de croissance en s’en tenant à leur région?


La Kauffman Foundation compte étudier d’autres régions pour vérifier si ces observations se répètent. Pour ma part, je trouve ces constats plutôt encourageants. Ils nous rappellent que le succès en affaires peut survenir dans des circonstances et des environnements multiples. Il ne faut jamais sous-estimer la créativité et la capacité d’adaptation des entrepreneurs. Vouloir établir un cadre propice à l’entrepreneuriat, c’est bien. À condition de ne pas en faire un carcan. Essayons d'éviter les visions fatalistes qui donnent pour perdues les entreprises se trouvant dans des régions qui ne correspondent pas au «modèle».


 

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