Antidote speaks English


Édition du 07 Novembre 2015

Antidote speaks English


Édition du 07 Novembre 2015

Par Claudine Hébert

[Photo : Shutterstock]

Après 20 ans de succès sur le marché francophone, Druide Informatique profite, cette semaine, du lancement d'Antidote 9 pour offrir la toute première version anglophone de son logiciel d'aide à la rédaction.


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Courriels, lettres commerciales, rédactions de commande, compositions... Le logiciel anglophone, intégré dans la version bilingue d'Antidote 9 permet désormais d'écrire un document dans la langue de Shakespeare sans faute. Orthographe et grammaire comprises, souligne fièrement André d'Orsonnens, président du conseil et chef de la direction de Druide Informatique.


La nouvelle version anglophone d'Antidote ouvre de nouveaux horizons à Druide, déjà présente dans plusieurs pays francophones (France, Belgique, Suisse). «C'est un fait qu'Antidote pourra être vendu aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie», dit M. d'Orsonnens.


Druide Informatique dispose déjà d'entrées au sein du marché nord-américain. En 2012, l'entreprise a acheté le logiciel québécois d'apprentissage de doigté Tap'Touche (Typing Pal, en anglais). «Ce logiciel est déjà implanté dans la plupart des réseaux scolaires partout en Amérique du Nord. On compte utiliser ces réseaux comme leviers de pénétration pour Antidote 9», souligne André d'Orsonnens.


Le président de Druide Informatique a toutefois l'intuition que le produit percera davantage sur les marchés où la langue de Shakespeare n'est pas la langue maternelle.


Druide Informatique s'attend à un succès instantané


L'entreprise montréalaise compte faire preuve de la même prudence en matière d'exportation qu'avec le tout premier logiciel Antidote, lancé en 1996. Elle introduit d'abord le produit au Québec et au Canada anglais. Ensuite, progressivement, Druide Informatique compte ouvrir les valves ailleurs. «Il est toujours mieux d'ajuster son produit selon les commentaires et les suggestions provenant d'abord de son marché intérieur», précise le cofondateur de Druide Informatique.


L'entreprise montréalaise, qui emploie 60 personnes, s'attend à un succès instantané avec son logiciel anglophone. Elle estime en effet qu'aucun produit concurrent n'offre actuellement une gamme aussi complète pour l'aide à la rédaction en français et en anglais. Les ventes, poursuit son dirigeant, devraient aisément atteindre deux millions de dollars d'ici le 31 décembre. M. d'Orsonnens vise à faire passer le chiffre d'affaires de Druide Informatique de 10 M$ en 2014 à 20 M$ d'ici 2020.


Pourquoi avoir attendu presque 20 ans après la sortie du premier Antidote pour développer la version anglaise ? «Notre principal objectif a toujours été d'offrir le meilleur produit d'aide à la rédaction en français qui se fasse dans le monde. Nous considérons que notre toute dernière version de logiciel a atteint sa pleine maturité. D'où nos efforts depuis deux ans pour développer la version anglophone», explique M. d'Orsonnens.


Il avoue avoir commencé à penser «bilingue» dès 2006. Son service d'assurance qualité de sites Internet, WebElixir, dispose d'un moteur qui permet de corriger les erreurs d'orthographe de langue anglaise. M. d'Orsonnens fait également remarquer que le nom de l'entreprise et ceux de ses produits s'utilisent autant en français qu'en anglais, ce qui n'est pas un hasard.


Pour réaliser sa version anglophone d'Antidote 9, Druide Informatique a collaboré avec des experts linguistiques britanniques, américains et canadien-anglais afin de tenir compte des réalités régionales.


Combien a coûté la R-D pour développer le produit ? Difficile à évaluer. Environ 3 M$ en ce qui concerne la portion anglophone, avance prudemment André d'Orsonnens. Le président de Druide Informatique estime toutefois que les mises à niveau des versions du logiciel Antidote détenues actuellement par les entreprises et les particuliers couvriront amplement ces frais de développement au cours des prochaines années.

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