Hyperloop: le rêve d'Elon Musk pourrait voir le jour en 2020

Publié le 23/09/2016 à 16:20

Hyperloop: le rêve d'Elon Musk pourrait voir le jour en 2020

Publié le 23/09/2016 à 16:20

Par AFP

S'asseoir dans une capsule et se retrouver projeté dans un tube à la vitesse d'un avion, un mode de transport futuriste qui pourrait devenir réalité d'ici 2020, promettent les différentes entreprises venues présenter leur concept de «Hyperloop» à Berlin.


«Nous ne construisons pas un train, c'est un nouveau mode de transport», insiste d'emblée Rob Lloyd, patron de l'entreprise californienne Hyperloop One.


«Ce n'est pas un train, ce n'est pas une voiture, ce n'est pas un avion», revendique aussi Bibop Gresta, son concurrent de Hyperloop Transportation Technologies (HTT).





C'est pourtant au salon des techniques ferroviaires Innotrans, qui se tient cette semaine à Berlin, que l'Hyperloop, encore souvent désigné comme train du futur, étale ses premières esquisses.


Si l'idée de voyage dans des capsules s'affranchissant de tout frottement a depuis longtemps traversé l'esprit de divers chercheurs, le milliardaire américain Elon Musk l'a remise sur le devant de la scène en 2013.


Le fondateur des voitures électriques Tesla et de l'entreprise d'exploration spatiale SpaceX a alors détaillé par écrit sa propre idée d'un «cinquième mode de transport», devant permettre d'aller de Los Angeles à San Francisco dans des tubes à basse pression en trente minutes. Il faut actuellement cinq ou six heures en voiture ou une heure en avion pour relier les deux métropoles californiennes.


Estimant n'avoir pas le temps de s'en occuper, Elon Musk a laissé son projet ouvert aux entreprises souhaitant le développer et n'a investi d'argent dans aucune.





Lumière imitant le soleil


C'est un voyage dans ce qui ressemble à un wagon de train régional aux fenêtres virtuelles avec des sensations proches de celles d'un déplacement en avion que projettent les différentes entreprises sur les rangs pour être la première à donner vie à l'Hyperloop.


Pour l'heure, il faut encore se contenter d'imaginer. A Innotrans, sur les stands de HTT ou de Transpod, la start-up canadienne arrivée dans la course en 2015, seul un casque de réalité virtuelle permet de prendre place dans la cabine éclairée par une lumière artificielle imitant celle du soleil et des vidéos donnent une idée de ce réseau de tubes montés sur pylônes.





Hyperloop One, créé en 2014, a lui procédé à un premier test du système de propulsion en mai dans le désert américain du Nevada, avant une commercialisation en «2020-2021», promet Josh Giegel, responsable de l'ingénierie chez Hyperloop One.





«Notre objectif est que le produit soit prêt à être commercialisé en 2020», vise lui Sébastien Gendron, le Français à la tête de Transpod, voulant d'abord faire ses preuves sur du transport de fret avec des trajets de 400 à 800 kilomètres.


Pour HTT, la cible est de 2019.


Stockholm-Helsinki en 28 minutes


Plus besoin de se loger dans un petit appartement à Paris, on peut désormais s'imaginer vivre loin et aller travailler dans la capitale en tube, fait miroiter Sébastien Gendron.


Ou bien relier l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle au centre de Paris «en quelques minutes», propose Rob Lloyd.


Un prix très abordable, avec un ticket à 25 euros pour relier Stockholm à Helsinki en 28 minutes, selon des projections d'Hyperloop One, l'absence d'émissions de CO2 et une grande sécurité, avec des capsules automatisées à l'abri de tout dégât météo, sont aussi les potentiels avantages de l'Hyperloop mis en avant.



S'il reste considéré par certains comme de la pure science-fiction, l'intérêt des entreprises notamment françaises gonfle: la SNCF vient d'investir dans Hyperloop One, qui a déjà levé 130 millions de dollars, et le fabricant d'équipements en graphique Mersen a passé un partenariat technique avec Transpod, qui chiffre à 150 millions de dollars au total ses besoins pour développer son prototype d'Hyperloop.


HTT a lui un accord avec l'Etat slovaque, pour travailler sur une liaison entre Bratislava et Vienne, et promet pour bientôt deux partenariats avec des pays non-européens.


Pour le patron d'Alstom Transport, Henri Poupart-Lafarge, également de passage à Berlin, «il est encore trop tôt pour dire» si Hyperloop, potentiel concurrent de ses trains à grande vitesse, va rejoindre les étagères d'inventions jamais devenues réalité ou se révéler une technologie révolutionnaire.


Pour Bibop Gresta, cela ne fait aucun doute. «Hyperloop sera construit.»

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