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« Grâce aux talents disponibles à Montréal, nous avons pu monter l'expérience technique et créatrice nécessaire pour répondre aux attentes de l'industrie»
Le ptérodactyle qui surgit dans Scoubidou, l'accident de manège spectaculaire au début de Destination Ultime, les abominables sangsues de Slither : les scènes sorties des studios de l'entreprise montréalaise ont le don de frapper l'imagination par leur réalisme et leur pouvoir évocateur.
Au commencement étaient les dinosaures… Une réalité pour l'équipe de Meteor Studios. Son premier grand projet fut en effet un film d'animation de 50 minutes pour la chaîne Discovery. When Dinosaurs roaded America entraîna une succession de commandes pour l'entreprise.
« Grâce aux talents disponibles à Montréal, nous avons pu monter l'expérience technique et créatrice nécessaire pour répondre aux attentes de l'industrie», indique Radu Vintila, directeur des technologies. Une expertise qui a permis à l'entreprise de décrocher des contrats avec les plus grands studios.
Pour obtenir le degré de réalisme qui fait son succès, le studio ne fait aucune concession sur la technologie. Tous les deux ans, la capacité des équipements informatiques est doublée afin de répondre à l'augmentation constante des besoins en puissance de calcul. « Les exigences en matière de rendu de l'image sont toujours plus élevées. La qualité de la peau, de la fourrure… On est toujours capable de pousser plus loin le réalisme », déclare Radu Vintila.
Alors qu'il y a quelques années il fallait parfois une journée entière pour charger certaines images de synthèse, aujourd'hui une quinzaine de minutes sont nécessaires. L'image est fragmentée en plusieurs morceaux qui sont traités par 4 à 8 machines simultanément.
Cette puissance de traitement de l'image permet d'aller plus loin dans l'animation des personnages. « Notre travail ne se réduit pas à reproduire un comportement animal. Chaque personnage doit être aussi un acteur et exprimer un état d'esprit. Le talent artistique indispensable pour y parvenir doit être soutenu par des outils appropriés », souligne le directeur des technologies.
La créativité de l'équipe d'animation est relayée par une savante combinaison d'équipements et de logiciels. L'entreprise a opté pour les serveurs Intel Dual Core et planifie migrer vers la plateforme Dual Quartz pour son expansion future. La PME montréalaise collabore en effet à la réalisation d'un premier film artistique en stéréoscopie, une technologie en plein essor. L'occasion de pousser encore plus loin le réalisme !