Le budget Flaherty est, selon lui, une véritable abérration du point de vue de l'environnement et du développement durable. Alors qu'aux Etats-Unis, notamment, des mesures de relance économique sont adoptées sur de nouvelles bases vertes, le gouvernement Harper n'en retient que l'aspect cosmétique, dit-il.
Selon lui, «le discours économique de l'Administration Obama a fait entrer les États-Unis dans le XXIe siècle. Celui de l'administration Harper emprisonne le Canada dans les vieilles mentalités du passé».
"Pour le gouvernement Harper, l'environnement est un frein à l'économie canadienne. Pour l'Administration Obama, et pour les gouvernements français, allemand et japonais, investir dans l'environnement est vu comme une façon de stimuler l'économie, de créer des emplois et de bâtir la société du XXIe siècle", dit-il.
De la poudre aux yeux selon Équiterre
Le tiers du budget vert va aux pétrolières et au nucléaire, dénonce Steven Guilbeault. Quelque 200 millions $ par année seront consacrés aux infrastructures vertes, comme le transport en commun. Cette somme, saupoudrée à travers le pays, ne permettra pas d'investir dans les réseaux d'autobus, de métro ou de tramways, croit M. Guilbeault.
Quant au programme écoENERGIE dans lequel le gouvernement Harper investit 300 millions $ sur deux ans, il est largement en-deçà des besoins dans le domaine. Un ménage pourrait recevoir environ 1500$ pour une rénovation écoénergétique de sa maison.
Après une déduction de 400$ pour la réalisation d'une évaluation énergétique obligatoire pour participer au programme, il ne restera assez d'argent que pour acheter une ou deux fenêtres Energie Star, dénonce Steven Guilbeault.
Enfin, Steven Guilbeault voit d'un mauvais oeil l'intention du gouvernement Harper d'accélérer le processus d'évaluation environnementale pour le développement des projets d'infrastructures.
Ces évaluations servent à protéger notre santé et notre environnement, rappelle-t-il. Les lenteurs dans le processus découlent d'un manque de moyens financiers et de personnel, et non d'une quantité trop imposante de paperasse, comme le suggère le gouvernement Harper, selon M. Guilbeault.
Avec LesAffaires.com