Tôt ce matin, M. Charest a réuni une dernière fois son conseil des ministres avant de rencontrer le lieutenant-gouverneur, Pierre Duchesne, pour lui demander de dissoudre l'Assemblée nationale et donner le coup d'envoi à une campagne électorale de 33 jours.
La décision du premier ministre Charest de demander aux électeurs un troisième mandat était devenue un secret de Polichinelle. Depuis une semaine, tous les signes annonciateurs étaient présents. Ne manquait plus que l'annonce officielle. Dans la nuit de mardi à mercredi, des affiches électorales ont même fait leur apparition sur les poteaux dans divers coins de la province.
Et au moment même où le conseil des ministres se réunissait, le site Internet du Parti libéral du Québec mentionnait sur sa page d'accueil, bien en évidence, que «les Québécois sont appelés aux urnes le 8 décembre prochain».
En se rendant chez le lieutenant-gouverneur, M. Charest, tout sourire, a déclaré qu'il s'agissait d'une bonne décision «surtout pour les Québécois».
Les électeurs québécois devront se choisir un gouvernement provincial pour une deuxième fois en moins de deux ans. La dernière élection s'était tenue en mars 2007 et avait fait élire un gouvernement libéral minoritaire.
