BLOGUE. Obama doit annoncer la semaine prochaine un nouveau train de mesures pour stimuler l'économie américaine. Jusqu'où doit-il aller? Le programme de relance était-il un gaspillage éhonté ou, au contraire, une bonne idée qui ne fut pas poussée assez loin?
ME SUIVRE SUR TWITTER: diane_berard
Après avoir entendu les détracteurs du plan de relance, voilà que ses défenseurs prennent l'avant de la scène.
Paul Krugman, économiste, chroniqueur au New York Times, et prix Nobel d'économie, affirme qu'il faut injecter plus d'argent au plus vite. Il défend ici bec et ongles l'efficacité des programmes de relance, à condition que ceux-ci soient suffisamment musclés.
Quant au site d'aggrégation de nouvelles The Daily Beast, il publie un manifeste intitulé " Get America Back to work" et incite les internautes à joindre leur nom à ceux des 150 économistes et historiens qui ont déjà signé. Ce manisfeste réclame plus d'aide pour les entreprises afin qu'elles puissent recruter.
Le taux de chômage terrifie les Américains, il vient de grimper ( + 0,1, 9,6%) pour la première fois en quatre mois. Le taux de délinquance des paiements hypothécaires les empêche aussi de dormir. Dans certains États, abandonner sa maison au lieu de la payer ( même lorsque l'on en a les moyens) devient la norme. Et la rumeur laisse entendre que le rêve "d'une société de propriétaires", encouragé aussi bien par Bush que Clinton, ne sera plus réalité. Bref, ça sent la fin d'une époque.
La question: que peut-on encore sauver? À quel prix? Le jeu vaut-il la chandelle?
Croyez-vous aux programmes de relance gouvernementaux? Pourquoi? Est-ce de l'argent bien investi? Ou des sommes gaspillées parce que -après une période de "purge" nécessaire- les marchés reveinnent tôt ou tard à la normale?
Pour ma part, je crois aux programmes de relance gouvernementaux. Car le marché est loin d'être un mécanisme parfait, l'Homme l'a depuis longtemps perverti. Par cupidité, par ambition, par ignorance, par stupidité, par naïveté...
Toutefois, je crois aux programmes de relance gouvernementaux où les fonctionnaires sont imputables, où il existe des contrôles effectués par un panel d'acteurs compétents, indépendants, venus de divers horizons, animés par des préoccupations éthiques et doté de gros bon sens.
Lire ici ma chronique précédente.
