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C'est fait, l’Autorité des marchés
financiers (AMF) a approuvé le regroupement des Bourses de
Montréal et de Toronto, une décision bien accueillie
par la Caisse de dépôt et de placement du
Québec, la Banque Nationale et le Mouvement
Desjardins.
Selon la Caisse de dépôt, le résultat de ce regroupement sera de faire de la Bourse de Montréal un centre incontournable de toutes les transactions canadiennes sur les produits dérivés, dont celles du marché climatique qui lui seront exclusives.
La Caisse est également heureuse de constater que le Groupe TSX ne pourra cesser d'être actionnaire de contrôle, soit détenir plus de 50%, de la Bourse de Montréal sans l'autorisation de l'AMF», a indiqué le président et chef de la direction de la Caisse, Henri-Paul Rousseau, dans un communiqué.
Rappelons que le 10 décembre dernier, la Bourse de Montréal et le Groupe TSX ont conclu une entente qui prévoit le regroupement des deux entreprises pour former le Groupe TMX. Le TSX offre 15,3 millions de ses actions et un montant de 428 millions de dollars au comptant pour acheter la Bourse de Montréal.
Selon Jacques Parizeau, l’entente conclue le 14 décembre 2007 entre la Bourse de Montréal et le Groupe TSX «n’est d’aucune façon une fusion de deux entreprises».
Le Mouvement des Caisses Desjardins s’inquiète de la «possibilité que les attributions du chef de la direction de la Bourse de Montréal puissent être modifiées si une autre personne que Luc Bertrand occupait ce poste».
Le Groupe TSX doit résilier ses ententes avec ISE et Standard and Poor’s, conclues pour entrer sur le marché des produits dérivés, afin de laisser le champ libre à la Bourse de Montréal, soutient l’Institut sur la gouvernance d’organisation privées et publiques.
L'Autorité des marchés financiers a envoyé une lettre à la Bourse de Montréal, le 19 mars dernier, dans laquelle elle affirme écarter toute possibilité de délit d’initié dans le dossier de la fusion entre les bourses de Montréal et de Toronto.
Les banques et les courtiers qui transigent sur les plateformes du Groupe TSX craignent que la fusion ne réduise la concurrence dans la compensation des transactions financières.
Richard Nesbitt: «Luc Bertrand n'est pas le seul à trouver que j'ai un caractère difficile».
Le Marché climatique de Montréal entend lancer la négociation de contrats à terme sur unités d'équivalent en dioxyde de carbone (CO2) le 30 mai prochain.
Places boursières. Hors de la fusion, point de salut ? Pas si sûr... Malgré la tendance mondiale de consolidation, plusieurs Bourses décident de demeurer indépendantes, comme la Tel Aviv Stock Exchange (TASE), en Israël, et la Swiss Exchange (SWX), en Suisse.
Luc Bertrand, président et chef de la direction de la Bourse de Montréal, fait le point sur ses projets de développement (entrevue réalisée en juin)...