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La FinlandeLa Finlande : Un père noël efficace… |
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En juin dernier, notre reporter Jean-François Parent est allé voir ce que les Finlandais ont de mieux que les Québécois. À population comparable, et avec pratiquement les mêmes ressources et les mêmes problèmes, le pays où naquit le Père Noël croît deux fois plus que le Québec. La recette? L’efficacité. Technologique,
d’abord, mais aussi dans la prise de décision et dans
la mise en œuvre des programmes de développement
économique. Nous sommes allés à Oulu, Joensuu
et Helsinki pour voir pourquoi ce pays, héraut de
l’interventionnisme, connaît une aussi forte croissance
économique. Et ce, malgré qu’il fasse «
tout ce que les économistes nous disent qu’il ne faut
pas faire ».
Un dossier du magazine Commerce Textes et photos : Jean-François
Parent
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Le parc national de KOLILa Finlande est, pour les Européens, ce que les
Laurentides sont pour les Montréalais : l’endroit
de villégiature sauvage par excellence. Plus de la
moitié des ménages finlandais a un chalet. Un
demi-million de Finlandais détiennent les trois-quarts de la
forêt finlandaise, mais tous y ont accès. La Finlande
s’est dotée voici un siècle d’une
politique du « droit de chacun » de profiter des
boisés privés. Pour le nord-américain
habitué aux grands espaces et aux forêts naturelles,
la sylve finlandaise est ordonnée, clairsemée et
franchement terne, avec seulement trois espèces
d’arbres poussant en rangée à travers le pays.
Néanmoins, quelques petits bijoux sont accessibles dont le
Parc national de Koli, une forêt naturelle de 3000
hectares.
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RautatientoriLa Place de la gare, dans le centre-ville d’Helsinki,
propose une architecture influencée par les contours
épurés de l’ère soviétique,
l’empire voisin pendant la guerre froide. Le transport en
commun est omniprésent et accessible en Finlande.
D’ailleurs, le quart de tous les déplacements au pays
sont faits par transport en commun. Pour ce reportage, nous avons
fait 2000 kilomètres en trois voyages, comprenant une nuit
dans une cabine avec lit. Le coût? Un peu moins de 200 $ (130
Euros), taxes comprises, soit le prix du billet le moins cher pour
un aller-retour Montréal-Toronto.
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HelsinkiKluuvikatu, allée piétonnière du centre
d’Helsinki, où se nichent cafés, sièges
sociaux, boutiques de luxe et grands hôtels. En cette
soirée de début juin, les citadins flânent pour
dépenser les quelque 50 000 Euros (70 000 $CA) de salaire
moyen qu’ils gagnent par année. C’est ici que se
concentrent la richesse du pays. L’un des champions de la
croissance économique de la zone Euro, la Finlande est
toutefois aux prises avec un important déficit
démographique. L’immigration, inexistante, est vue
comme une solution. À peine 2 % de la population totale est
d’origine étrangère.
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TuomiokirkkoL’église Tuomiokirkko, place du Sénat,
à un jet de pierre du centre d’Helsinki.
Complétée en 1852, cette construction
néo-classique représente bien
l’austérité des Finlandais, dont 90 % est de
foi luthérienne. L’éthique de travail
protestante percole dans les rapports entre Finnois, peu loquaces
et rarement enclins aux confidences. Dans les publicités de
téléphones portables, les slogans sont souvent
qu’avec un mobile, les Finlandais se sont enfin mis à
se parler.
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Centre-ville d’HelsinkiC’est l’heure de pointe en ce jeudi, sur
Mannerheimintie, l’artère commerciale principale de la
capitale. Rares sont les bouchons. Avec 600 000 résidents,
Helsinki ne souffre pas des problèmes de densité
urbaine des autres capitales européennes, alors
qu’elle absorbe pourtant l’immense majorité des
immigrants ruraux.
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Aleksis KiviConsidéré comme l’un des grands
écrivains du 19e siècle, Aleksis Kivi est
d’abord suédophone. À l’instar des
quelque 250 000 Finlandais d’origine suédoise, il fit
donc partie de la classe dirigeante du pays avant que celui-ci
n’obtienne son indépendance, en 1917. Lorsqu’ils
ont annexé la Finlande, au 19e, les Russes ont
maintenu les privilèges de la bourgeoisie suédoise.
Le règne russe a imposé la rigueur aux Finlandais,
dont la littérature relate les conditions difficiles.
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JoensuuLe Kauppatori, ou marché, de Joensuu, capitale
régionale de la Carélie du Nord comptant 55 000
habitants. Auto-proclamée capitale nationale du vélo,
qu’on dit être utilisé par le tiers des gens
pour leurs déplacements, Joensuu compte sur ses 11 000
étudiants pour entretenir la passion. Lorsqu’ils ne
sont pas en forêt ou au travail, les Finlandais
s’adonnent à leur activité
préférée, regarder le temps qui passe.
Après un long et rude hiver, où
l’ensoleillement est inexistant pendant plus de deux mois,
les journées de printemps sont bienvenues pour redorer le
teint, et l’esprit.
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