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Plus le huard est fort, plus d'opportunités sont à saisir par les entrepreneurs, selon Desjardins. Photo : Bloomberg.
Compte tenu des conséquences graves qu'aurait son
effondrement sur leurs économies, les pays
industrialisés souhaitent ardemment que le dollar
américain cesse de baisser en 2008.
La vigueur de notre dollar par rapport à la devise américaine a déclenché chez nous une poussée fulgurante de consommation pendant la période des fêtes. Il y a eu recrudescence des séjours aux États-Unis, moins importante qu'au début des années 1990 toutefois, quand le magasinage transfrontalier était très populaire.
Après une montée record du dollar canadien, celui-ci perd des plumes. Cette baisse du dollar va-t-elle se poursuivre?
À la fin de septembre, le chef cambiste à la Banque Nationale faisait le point sur l'appréciation du dollar canadien.
L'envolée du huard par rapport au dollar américain
est-elle un phénomène passager ? Pas du tout,
répondent les économistes consultés par Les
Affaires. Selon eux, notre dollar pourrait même atteindre un
nouveau sommet l'an prochain.
La parité du dollar canadien avec la devise
américaine ne nous permettra pas seulement de
réaliser des économies en magasinant à
Plattsburgh. La vigueur du huard signifie un meilleur pouvoir
d'achat aux États-Unis, pour les familles, les investisseurs
et les entreprises. Elle procure une foule d'avantages impossibles
à imaginer il y a cinq ans, alors que la valeur de notre
monnaie croupissait à quelques 0,65$ américains.
Le dollar pourrait atteindre son niveau historique de 1974, à moins d'une récession aux États-Unis. La hausse des prix des ressources énergétiques et des matières premières, les ventes d'entreprises canadiennes à des intérêts étrangers et la baisse des taux d'intérêt aux États-Unis sont autant de facteurs qui, combinés, ont permis au huard d'atteindre la parité avec le dollar américain.
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