Des rénovations prévente bien payantes

Publié le 13/10/2017 à 00:15

Par REMAX

On a beau mettre aux fourneaux une tarte aux pommes une heure avant une visite, l’opération charme risque de frapper un mur si le regard des visiteurs se bute contre de la céramique jaunie et une peinture écaillée. C’est que ces petits défauts que des années de cohabitation ont rendu mignons peuvent rebuter des acheteurs potentiels. Où mettre temps, argent et énergie en rénovation avant la vente ?

Il n’y a pas de secret : pour établir un plan d’action, il faut s’armer d’un regard critique sur toutes les pièces, sans oublier l’espace extérieur, puis dresser une liste des « améliorations potentielles ». Sans surprise, on devra prioriser. Selon l’Ordre des évaluateurs agréés du Québec (OEAQ), la modernisation des pièces à haut trafic, en particulier la cuisine et les salles de bain, offre le rendement de l’investissement le plus intéressant, soit de 75 % à 100 %.

Au-delà des statistiques générales, un courtier peut nous orienter vers les améliorations les plus payantes compte tenu du marché. Ces derniers savent, par exemple, qu’il est beaucoup plus facile de vendre dans tel secteur une maison à trois chambres plutôt que deux. Serait-il possible d’aménager le sous-sol de la propriété en conséquence afin de le transformer en chambre d’ado ?

Qui plus est, selon l’enquête RENOVA de l’Institut canadien des évaluateurs, on obtient un meilleur rendement de l’investissement si on procède à une mise à niveau d’une propriété ayant une valeur marchande inférieure à celle du secteur. Comment se positionne-t-on par rapport aux voisins ?

Des rénovations qui font l’unanimité
Il ne suffit pas de rénover pour plaire aux acheteurs ; il faut bien rénover. Pour vendre, on privilégie des améliorations esthétiquement « neutres ». Ainsi, toute rénovation trop personnalisée devrait être écartée. Au lieu du dosseret violet dont on rêvait dans la cuisine, peut-être peut-on plutôt opter pour une teinte passe-partout.

Avant toute tentative de rénovation prévente, Simon Beauchemin, évaluateur agréé et porte-parole de l’OEAQ, nous invite à nous poser une question cruciale : combien les gens payeraient-ils de plus pour profiter de cet ajout (ou à l’inverse, combien évalueraient-ils les « réductions » si on ne fait pas ces travaux) ? Nos goûts personnels ne font plus partie de l’équation. Après tout, on déménage !

Il est heureusement tout à fait possible d’améliorer un espace par de petites rénovations toutes simples : une nouvelle couche de peinture lustrée, un comptoir en granit tendance, une robinetterie rutilante… « Les acheteurs se disent alors qu’ils pourraient endurer la cuisine — ou toute autre pièce — quelques années encore, plutôt que de considérer qu’ils n’ont pas le choix de tout démolir avant d’emménager », explique Simon Beauchemin.

Corriger les défauts importants
Qui plus est, on a beau mettre la totale pour que notre demeure soit esthétiquement plaisante aux yeux des acheteurs, si ceux-ci retirent leur offre d’achat (ou imposent une réduction substantielle) après l’inspection préachat, on est loin d’être gagnant.

« Le côté esthétique est toujours plus vendeur que le côté structurel, affirme Simon Beauchemin. Cependant, un problème structurel nous fera perdre beaucoup plus que n’importe quel gain esthétique qu’on aurait pu récolter. »

Selon l’évaluateur agréé, les acheteurs n’ont jamais été aussi consciencieux et avisés. Fini le temps des rénovations tape-à-l’œil vers une transaction réussie ! Ainsi, si on connaît déjà les lacunes de notre propriété, il vaut mieux y remédier avant de planter la pancarte « À vendre » sur le terrain.

On ne sait plus par quoi commencer ? L’APCHQ juge que la perception des acheteurs envers de nouvelles portes et fenêtres ou envers une toiture refaite est particulièrement positive.

Comme quoi investir 10 000 $ dans des fenêtres, même si on ne profitera jamais de leurs propriétés écologiques et isolantes, c’est loin de jeter son argent par les fenêtres !

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