Nordik Spa : innovation et croissance

Publié le 19/01/2017 à 10:06

Lorsque Martin Paquette et Daniel Gingras ont lancé Nordik Spa à Chelsea, en Outaouais, en juillet 2005, le succès a été instantané. Avec 220 000 visiteurs par an, l’expérience spa a su gagner bien des adeptes et fait même des petits ailleurs au Canada. 


Au début des années 2000, les spas étaient encore rares au Québec. Après avoir découvert le concept dans un établissement des Laurentides, Martin Paquette et son associé, Daniel Gingras, ont décidé de se lancer en affaires en proposant une nouvelle formule : un spa où le mieux-être, la relaxation et la santé seraient mis à l’honneur grâce à une offre variée de soins et de bains.


« C’était un projet de 3,3 millions de dollars, un gros investissement à l’époque pour deux jeunes gens qui n’avaient pas beaucoup d’argent ! » se rappelle Daniel Gingras. Aujourd’hui, des milliers de visiteurs viennent vivre l’expérience Nordik Spa, les affaires sont florissantes et les deux associés ont encore des idées plein la tête ! 


L’art de se démarquer


Qu’est-ce qui a fait le succès de Nordik Spa, le plus grand spa en Amérique, qui a d’ailleurs reçu de nombreux prix et distinctions ? Tout d’abord, la volonté d’innover sans cesse et de proposer de nouveaux bains et traitements. Par exemple, le sauna russe, ou encore le traitement Kӓlla, un bassin flottant d’eau salée qui reproduit les bienfaits d’un bain dans la mer Morte. « On ne s’assied jamais sur nos lauriers, nous essayons toujours de pousser l’expérience spa un peu plus loi », souligne M. Gingras.


Pour pouvoir réinvestir régulièrement dans les infrastructures, les deux cofondateurs n’ont d’ailleurs pas hésité à se verser le même salaire pendant 10 ans, sans s’octroyer de dividendes.


Alors que certains spas préfèrent que la clientèle ne s’éternise pas dans leurs installations afin d’améliorer le roulement, c’est une démarche inverse qui est prônée au Nordik Spa. « Nous voulons que nos clients restent longtemps chez nous. Or, on sait très bien que passer quelques heures dans un spa creuse l’appétit. C’est pourquoi nous proposons trois restaurants sur le site, avec une offre diversifiée et de qualité. On peut prendre un verre, manger une bouchée ou s’offrir un repas gastronomique », explique Daniel Gingras. La construction d’un hôtel est aussi dans les plans, afin de pouvoir accueillir ceux qui souhaiteraient prolonger leur séjour. Le début des opérations est prévu pour l’été 2018.


Nordik Spa innove aussi en offrant un environnement sans argent (cashless). Des bracelets – connectés à la carte de crédit du client – permettent en effet de tout payer sur le site sans avoir à avoir à sortir son portefeuille. Un programme de fidélisation devrait également bientôt voir le jour. 





Croissance en vue


Martin Paquette et Daniel Gingras ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ainsi, en 2014, le Nordik Spa a vu le jour à Winnipeg. Également très populaire, il accueille 100 000 visiteurs par an. Au total, les deux spas emploient 451 personnes, soit 312 à Chelsea et 139 à Winnipeg.


Un autre spa est actuellement en construction à Whitby, à 40 kilomètres à l’est de Toronto, et devrait pouvoir accueillir ses premiers clients en 2018.


Mais ce n’est pas tout, car un plan stratégique de croissance pour la prochaine décennie est sur le point d’être finalisé, avec le soutien de Raymond Chabot Grant Thornton dans le développement du modèle d’affaires. Nordik Spa œuvre d’ailleurs avec la firme depuis plusieurs années.


« Il faut être visionnaire, et dans 10 ans, nous espérons avoir 10 spas ! Nous aimerions en avoir quatre au total dans la région de Toronto, et prospectons actuellement trois sites supplémentaires », explique M. Gingras. De beaux projets qui réjouiront assurément les amateurs de spas nordiques…


 

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