L’ère 4.0 de la communication en entreprise

Publié le 27/09/2017 à 00:04

Par CCMM et ACCLR

Au cours des 25 dernières années, les milieux de travail en ont vu de toutes les couleurs en ce qui a trait à l’évolution des technologies de communication: de la dactylo à l’ordinateur portable, en passant par le télécopieur, le courriel, la messagerie instantanée, les textos, les médias sociaux et l’apparition de documents partagés dans le «nuage», l’adoption continue des dernières innovations s’est imposée dans les entreprises. Et qui sait ce que réserve encore l’avenir.

Ce qui est sûr, c’est que l’évolution des outils de communication influence les échanges et la transmission d’informations dans la sphère professionnelle. «Le rôle de la communication interne en entreprise est stratégique», confirme Barbara Duroselle, directrice, communications d’entreprise à la Financière Sun Life. «Tout en servant à transmettre la vision de l’entreprise, qui est un microcosme, la communication interne est aussi le catalyseur de l’engagement des employés: elle sert à transformer le moi en nous.»

Mais la communication d’entreprise a beaucoup évolué : après les infolettres et les intranets, nous voilà à l’ère de la collaboration et d’échange d’information. Les travailleurs recherchent maintenant des outils de communications à la fine pointe, qui fonctionnent de façon intuitive. «C’est ce que j’appelle le “wow factor”», explique qu’Alexandre Lanoue, exécutif - Développement de la Clientèle chez Sia Innovations, une firme de consultants permettant aux entreprises canadiennes d’intégrer les technologies au cœur de leur modèle d’affaires. De pair avec les départements des ressources humaines de ses clients, cette entreprise crée «des expériences de travail exceptionnelles», tant au moyen du développement de la culture organisationnelle que d’outils de travail efficaces. «L’idée est de favoriser le dialogue entre les gestionnaires et les employés et de renforcer la satisfaction de chacun au travail!» dit Alexandre Lanoue.

Mais communiquer efficacement à l’ère numérique n’est pas toujours simple. En raison de l’évolution rapide des technologies, un fossé s’est creusé entre les générations qui se côtoient en milieu de travail, remarque Alexandre Lanoue. «Alors que certains employés favorisent le courriel pour communiquer avec leurs collègues, d’autres sont très rapides à répondre par texto ou veulent utiliser Facetime!»

«Pour maximiser les échanges, il faut une “voûte de collaboration” qui permettra à un message d’être transmis et lu le plus efficacement possible, peu importe le moyen utilisé. Ces “voûtes” prennent de plus en plus la forme de plateformes collaboratives développées par les géants du Web comme IBM Connections ou Yammer de Microsoft, par exemple. En 2016, Facebook lançait aussi Workplace dans le but de connecter les collaborateurs de l’entreprise et les aider à mieux communiquer. Ces plateformes fonctionnent comme un réseau social. Les employés peuvent y écrire des statuts, identifier des collègues, commenter, et choisir le mode de communication qu’ils préfèrent : notifications par courriel, par texto ou messagerie. C’est vers ce type d’outils que le marché s’en va», souligne Alexandre Lanoue.

«L’implantation de ces plateformes est relativement accessible pour les entreprises; même les start-up peuvent se les payer», précise-t-il. Mais ces outils entraînent tout de même une importante gestion du changement. «C’est pourquoi il faut miser sur des “champions” à l’intérieur de l’organisation, qui vont s’approprier l’outil de communication et ensuite inciter les autres employés à l’utiliser afin d’être plus efficaces.»

D’autres outils, comme des sondages menés à l’interne, permettent pour leur part d’évaluer le climat ambiant, l’engagement des employés et de rectifier le tir si on sent venir le départ de talents clés, ajoute Alexandre Lanoue. «On remarque que des entreprises qui avaient une culture très forte axée sur la performance sont en train d’y inclure un aspect mieux-être important. Car dans un contexte où tout le monde a un cellulaire dans les poches et qu’il y a un chevauchement entre la vie personnelle et professionnelle, il est nécessaire de retrouver un équilibre.»

Cette culture de travail «santé et mieux-être» est développée chez la Financière Sun Life depuis plusieurs années, souligne Barbara Duroselle. Et l’utilisation d’une plateforme collaborative la favorise. «On y met les gens en contact et on y célèbre leurs succès. On invite aussi nos employés à être des ambassadeurs de la marque en partageant des contenus sur les réseaux sociaux. Même si nous évoluons dans un secteur d’emploi traditionnel, les modes de travail, eux, sont de plus en plus créatifs», conclut-elle.

Au printemps et à l'été 2017, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain a réuni une centaine de gestionnaires pour discuter de solutions novatrices pour faire face aux défis liés à la gestion des talents dans les industries créatives. Ce dossier présente une synthèse des constats et stratégies abordées. Pour en connaitre davantage sur cette initiative, consultez notre article: «Montréal: une créativité hors du commun et en demande»

Les dossiers partenaires c'est quoi ?

Les dossiers partenaires sont mis à la disposition d'annonceurs désirant publier des contenus destinés à la communauté d’affaires. Les sujets de ces contenus et leur traitement demeurent à l’entière discrétion des annonceurs. Les journalistes de Les Affaires ne sont pas impliqués dans la rédaction de ces contenus.

À la une

Vous avez des questions au sujet de votre retraite?

En participant à la Clinique Retraite de Les Affaires, vous pourriez avoir des réponses. Appel de candidatures.

Le faux débat de l'immigration

BLOGUE INVITÉ. Je suis fils d’immigrant. Mon père, bourguignon d’origine, est arrivé ...

Goodfood, Desjardins fait grimper le titre de 4%

Goodfood devient un partenaire de choix pour les épiciers et pourrait même devenir une cible d'acquisition.