Entrepreneur débutant : 7 conseils pour financer son démarrage d’entreprise

Publié le 10/02/2017 à 14:24

Laurence Felx-Leduc

Laurence Felx-Leduc, du Service des prêts entreprises à la Banque Nationale, livre ses conseils afin de mettre votre projet sur les rails.


Lorsqu’on a peu d’expérience en la matière, démarrer sa propre entreprise et trouver du financement peuvent sembler des défis insurmontables. Laurence Felx-Leduc, directrice de section, Service des prêts entreprises à la Banque Nationale, livre sept conseils afin de mettre toutes les chances de son côté.


1. Miser sur la réflexion stratégique


Avant de faire le grand saut, on doit d’abord réfléchir à son modèle d’affaires. Ce dernier, à ne pas confondre avec le plan d’affaires qui, lui, est beaucoup plus détaillé, détermine la clientèle visée, le positionnement sur le marché, les ressources-clés, etc.


L’outil proposé par la Banque Nationale sur son site s’avère particulièrement utile (www.bnc.ca/fr/entreprises/programmes/demarrage-dentreprises/mon-modele-affaires.html). La matrice téléchargeable permet de visualiser les grandes lignes stratégiques. « Ce document témoigne aussi du sérieux de la démarche de l’entrepreneur lorsqu’il rencontre son institution financière pour une demande de financement », souligne Laurence Felx-Leduc, directrice de section, Service des prêts entreprises à la Banque Nationale.


2. Tester son produit


Quand on se lance en affaires, on a généralement peu de moyens financiers à sa disposition. Le sociofinancement aide non seulement à trouver des liquidités mais aussi à tâter le pouls du marché. « Les clients potentiels passent des précommandes pour les futurs produits et services, générant ainsi une mise de fonds », mentionne Mme Felx-Leduc. La plateforme Ulule (http://ulule.ca/) donne un bon coup de pouce à cet égard.


3. Produire ses prévisions financières


Lors de la rencontre avec l’institution financière, le futur entrepreneur doit pouvoir démontrer qu’il sera en mesure de rembourser les sommes prêtées et d’assurer la pérennité de son entreprise. Pour cela, il devra fournir des prévisions financières concernant les ventes, les coûts, les bénéfices, etc. Un comptable peut préparer ce document, mais on peut aussi avoir recours à des sites de budgets en ligne tel que Budgeto (https://www.budgeto.com/fr/)


4. Bâtir sa mise de fonds


« En général, un entrepreneur n’obtient pas 100 % du financement auprès de son institution financière. Le pourcentage accordé dépend de plusieurs facteurs, mais une chose est sûre, il devra nécessairement investir de l’argent de sa poche », mentionne Laurence Felx-Leduc. Cette mise de fonds personnelle soutiendra les activités de l’entreprise durant ses premiers mois d’existence, avant que les profits ne commencent à entrer dans les caisses. Démontrer au prêteur potentiel que l’on a déjà prévu cette mise de fonds aidera à asseoir sa crédibilité


5. Savoir s’entourer


Pour bien démarrer en affaires, il faut savoir s’entourer et bâtir un solide réseau de professionnels. Un comptable pour les états financiers, un avocat pour les contrats, une institution financière pour soutenir les projets de développement, etc. « On peut y inclure les incubateurs et les accélérateurs d’entreprise, qui aident à se lancer, à tester les produits et le marché », ajoute Mme Felx-Leduc.


Idéalement, on complète ce réseau de partenaires en s’adjoignant un mentor dont l’expertise et l’expérience aident l’entrepreneur débutant à faire ses premiers pas et à éviter les embûches. « Les mentors ont traversé les mêmes étapes et ont certainement connu les mêmes périodes d’enthousiasme et de découragement. Leurs conseils sont donc très précieux », soutient Laurence Felx-Leduc. Le Réseau M (http://www.entrepreneurship.qc.ca/mentorat-pour-entrepreneurs), de la Fondation de l’entrepreneurship, facilite l’arrimage entre mentor et mentoré.


6. Se faire connaître


Pour vendre ses services et ses produits, encore faut-il que les clients sachent qu’une entreprise les offre ! Le bouche à oreille, l’utilisation des réseaux sociaux, le réseautage font partie des outils qui aideront à les faire connaître. « Toutefois, pour cela, il faut sortir de chez soi, aller à la rencontre de clients ou de fournisseurs potentiels. On pourrait même réussir à dénicher des partenaires d’affaires », indique Mme Felx-Leduc. On participe, par exemple, à des événements organisés par les chambres de commerce et les associations professionnelles, on accroît sa visibilité sur Internet et les réseaux sociaux, etc.


7. Conserver des liquidités


Les liquidités sont le nerf de la guerre en affaires, et ne pas en avoir suffisamment est souvent une erreur classique de la part des entrepreneurs inexpérimentés. « Il faut rester conservateur dans ses investissements. On ne se lance pas dans de grosses dépenses, même si on a l’impression que l’on a fait beaucoup de profits. Il est préférable de mettre de l’argent de côté pour les périodes où les affaires sont plus calmes, ou qu’il faut faire face à une dépense imprévue, à cause d’un bris d’équipement par exemple », recommande Laurence Felx-Leduc. À ce chapitre, il vaut mieux se montrer davantage fourmi que cigale !


 

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