Des technologies connectées qui révolutionnent les PME

Publié le 10/09/2018 à 00:05

Les technologies connectées ne cessent de se développer, et s’intègrent peu à peu à toutes les facettes de la vie des consommateurs. Les PME n’ont pas le choix : elles doivent emboîter le pas ! Survol de ces innovations qui façonneront le futur.

« Imaginons un vendeur de mobilier qui utilise la réalité virtuelle ou augmentée pour permettre à un client de voir, en trois dimensions, de quoi un meuble aura l’air dans son salon ou sa cuisine... Il pourrait ainsi concevoir des meubles sur mesure, qu’il vendrait beaucoup plus cher. »

C’est l’exemple qu’évoque Mohamed Cheriet, professeur à l’École de technologie supérieure (ÉTS) et chef du Laboratoire à ciel ouvert de la vie intelligente (Lab VI), pour illustrer comment les nouvelles technologies ont déjà commencé à changer l’expérience de vente et de mise en marché pour une PME.

À pleine maturité, l’intelligence artificielle permettra à un restaurant de confier la prise des réservations à un robot-réceptionniste à voix humaine. Grâce à l’Internet des objets, un chef d’usine pourra connaître le moment exact de changer une pièce de la chaîne de montage avant qu’elle ne se brise. Le développement des chaînes de blocs, une technologie de stockage et de transmission d’informations, permettra à un fournisseur d’être payé en temps réel, à l’instant où les marchandises sont livrées, grâce à la création d’un « contrat intelligent ». Et ainsi de suite.

L’arrivée du 5G, une véritable révolution
Pour Charles Despins, gestionnaire d’entreprise et chercheur universitaire à l’ÉTS, le plein essor de l’Internet des objets et de l’intelligence artificielle ne peut se faire sans l’implantation de la technologie mobile 5G, prévue au Canada en 2020 ou 2021.

« Le 5G va vraiment tout changer, dit-il. Et ça n’a rien à voir avec les étapes précédentes où nous sommes passés du 2G au 3G au 4G. Ce n’est plus seulement une question de vitesse de transmission. Le 5G permettra de créer des liens de communication fiables, sans délai de latence. »

À l’ère de l’Internet des objets, ce « délai de latence » est critique. Il doit être réduit au minimum (on passe de 50 millisecondes pour le 4G à 1 milliseconde pour le 5G) pour que les milliards d’objets connectés dans le monde puissent se parler en temps réel. Des exemples ? Une voiture autonome qui échange des informations sur l’état des routes avec les véhicules qu’elle croise ou un robot-infirmier qui surveille les signes vitaux d’un patient à la maison et qui envoie des rapports au médecin traitant. « Il y aura des débouchés en manutention, en transport, en santé et, finalement, dans tous les secteurs de l’activité humaine », conclut Charles Despins.

D’ailleurs, des entreprises d’ici sont déjà en train d’inventer les produits et les applications de demain, avec l’aide des plateformes de recherche comme ENCQOR et CANARIE.

« Ces plateformes ont été mises sur pied par les gouvernements, en partenariat avec les grandes entreprises, explique Mohamed Cheriet. On donne ainsi la chance aux PME d’accélérer le développement de leurs produits, puis d’entrer dans les marchés à l’échelle globale ».

Leadership demandé

Le gouvernement ne doit pas s’arrêter là.

« À l’époque du téléphone noir, le Canada avait adopté de très hauts standards, rappelle Charles Despins. Rapidement, tout le monde avait accès à la même qualité de service, à prix abordable. Ce n’est pas ce qui se produit en moment… Le Canada est très inégalement desservi en termes de connexion Internet. Des pays qui jadis traînaient de la patte nous devancent maintenant. »

Le chercheur rappelle que Verizon a déjà commencé à offrir le 5G dans certaines villes américaines, dont Sacramento.

« Le gouvernement doit mettre de l’avant une vision globale, renchérit Mohamed Cheriet, une vision qui permet aux grandes entreprises et aux PME de travailler ensemble, d’avoir une feuille de route intégrée, afin que tous puissent participer au développement numérique et à la croissance économique. »

Cela dit, les entreprises doivent elles aussi faire preuve d’initiative et de leadership.

« La technologie est porteuse d’opportunités de croissance et d’affaires énormes, admet Charles Despins. Mais il ne fait pas non plus sous-estimer le défi d’appropriation des technologies au sein des organisations. On doit non seulement faire preuve de doigté pour trouver les experts qui maîtrisent la technologie, mais aussi gérer le changement que cela provoque auprès des employés. »

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