Buffett investirait-il dans Stella-Jones et WSP?

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Mai 2017

Buffett investirait-il dans Stella-Jones et WSP?

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Mai 2017

Par Yannick Clérouin et François Pouliot

Y a-t-il au Québec et au Canada des titres qui pourraient intéresser le jeune Warren Buffett? Abstraction faîte du fameux critère de taille que lui impose maintenant l'importance de la capitalisation de Berkshire Hathaway.


Dans une série d'articles, nos chroniqueurs Yannick Clérouin et François Pouliot examinent quelques titres québécois et canadiens populaires chez les investisseurs.


Yannick et François sont des assidus de longue date de l'école Buffett. Dans le passé, ils ont à plusieurs reprises assisté à la grand-messe des actionnaires de Berkshire, à Omaha, histoire de parfaire leur compréhension des principes d'investissement qu'appliquent Buffett et son complice de toujours, Charlie Munger.


Stella-Jones (SJ, 43,67$)


Y.C. Un chef de file dans un secteur traditionnel facile à comprendre et où la concurrence est limitée, qui affiche un rendement du capital élevé et qui est dirigé par une équipe chevronnée et dédiée aux actionnaires, voilà de quoi charmer M. Buffett. Stella-Jones a enregistré une croissance notable au cours des dernières années et elle jouit d’une solide situation financière. La société souffre du ralentissement marqué des ventes de traverses de chemin de fer depuis trois mois, ce qui a fait reculer son titre d’environ 23% depuis son sommet de décembre 2015. Sans mettre le paquet sur ce titre, qui se négocie tout de même à 20 fois le bénéfice prévu, M. Buffett pourrait en acheter s’il reculait encore un peu. L’investisseur à long terme en lui se positionnerait pour un retour de la croissance dans les prochaines années.


 


F.P. Dans l'éventualité d'une offre d'achat, la poignée de main qui se donnerait ici en serait une entre le plus connu des créateurs de richesse au monde et le plus méconnu. À l'arrivée de Brian McManus chez Stella-Jones, le titre était autour de 0,50$. Quinze ans plus tard, il est à 40$ (et a même touché les 50$ en 2015). Tout cela grâce à la vision du jeune Québécois qui a consolidé avec brio le marché des poteaux (de téléphone et d'électricité), de même que celui des traverses de chemin de fer. Des doutes cependant sur l'intérêt de Buffett en raison du niveau où en est aujourd'hui l'entreprise. Ses parts de marché dans le chemin de fer sont à 50%, ce qui veut dire que les autorités anti-trust n'autoriseront vraisemblablement plus grand-chose. Celles dans les poteaux sont davantage à 30-40%, ce qui laisse encore un peu d'espace. La croissance de l'entreprise devrait continuer à être supérieure à celle du PIB, mais la maturité semble s'approcher.


Cours actuel: 43,67$
Cours cible moyen: 45,45$
Surperformance: 2
Conserver: 6


Source: Thomson Reuters
En date du 25 avril




WSP (WSP, 50,11$)


Y.C. Bien que la firme d’ingénierie montréalaise possède plusieurs attributs de nature à attirer le jeune Buffett, le grand investisseur n’en achèterait probablement pas. L’entreprise ne passerait pas son filtre qui analyse le rendement et du coût du capital. Oui, l’entreprise a presque triplé ses revenus en trois ans, mais elle a aussi nécessité beaucoup de capital (le nombre d’actions en circulation a presque doublé en trois ans). En outre, il buterait certainement sur la complexité de l’ensemble des activités qu’elle gère.


F.P. C'est une belle croissance qu'a connu WSP (anciennement Genivar) depuis son entrée en bourse au milieu des années 2000 (le titre a quadruplé). La direction est très compétente, et elle a fait montre de ses capacités d'intégration et de redressement d'autres entreprises d'ingénierie. Elle a aussi fait montre de sa capacité à prendre de l'expansion au plan mondial. Mais Buffett ne semble pas intéressé par ce secteur. Une entreprise d'ingénierie reste généralement… une entreprise d'ingénierie. Il est difficile pour celle-ci de développer des avantages qui font d'elle une incontournable. Vrai, Berkshire détient Clayton Homes, le plus important constructeur de maisons préfabriquées aux États-Unis. Le fait d'être le numéro un donne cependant déjà à l'entreprise un tel avantage (d'échelle notamment). On notera en outre que le secteur de l'ingénierie est plus souvent éclaboussé par des histoires de corruption (du fait justement de la difficulté des acteurs à se démarquer les uns des autres). Buffett ne court pas après ces situations.


Cours actuel: 50,11$
Cours cible moyen: 51,55$
Achat: 2
Surperformance: 7
Conserver: 2


Source: Thomson Reuters
En date du 25 avril


À lire:
Buffett investirait-il dans :


Air Canada, le CN et le CP


CGI et Couche-Tard


Dollarama et Lassonde


Groupe MTY et Power Corp


Quincaillerie Richelieu et Saputo


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Bourse: les taux inchangés et les résultats dopent Wall Street

Mis à jour le 30/01/2019 | lesaffaires.com

REVUE DES MARCHÉS. Les discussions à propos des échanges sino-américains et des tarifs reprenaient aussi aujourd'hui.

Où investir en 2019: le secteur industriel dans le brouillard

Édition du 12 Janvier 2019 | Dominique Beauchamp

La possibilité d'un ralentissement économique embrouille la sélection de titres dans le secteur industriel pour 2019.

À la une

Bourse: ce qui bouge sur les marchés lundi

Il y a 34 minutes | LesAffaires.com et AFP

«Les chiffres depuis le début de l'année ont l'air très solides.»

Titres en action: Amazon, BlackBerry, Facebook...

Mis à jour il y a 19 minutes | lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

10 choses à savoir lundi

Il y a 26 minutes | Alain McKenna

Google veut la taxe municipale, le virage électrique de Pétro-Canada, cette appli empêche les femmes de fuir le pays.