GT Group lutte contre les délais de livraison des conteneurs

Publié le 11/03/2015 à 16:02

GT Group lutte contre les délais de livraison des conteneurs

Publié le 11/03/2015 à 16:02

Les conteneurs n’ont plus de secrets pour GT Group. L’entreprise les transporte, les entrepose, les répare, les entretient et peut même les transformer en locaux ou en bureaux.


L’histoire veut que Joe Terrigno, le propriétaire de GT Group, ait réparé le tout premier conteneur à avoir transité par le Port de Montréal, dans les années 1970. À l’époque, il n’y avait pas encore de marche à suivre d’instaurée au port, qui commençait tout juste à se spécialiser dans les conteneurs. Joe Terrigno, soudeur dans une entreprise de fabrication de remorques, est approché pour faire une réparation. Son patron refuse, mais M. Terrigno obtient le droit de la faire dans ses temps libres.


En 1978, il fonde GT Group. D’abord spécialisée dans la réparation de conteneurs, l’entreprise élargit ses activités au fil des années pour inclure notamment le transport, avec une flotte actuelle de 125 camions, l’entreposage, l’entretien et la transformation des conteneurs en locaux ou en bureaux. Ses services comprennent le transport de matières dangereuses ou réfrigérées ne pouvant circuler par train. GT Group est d’ailleurs l’un des trois seuls transporteurs d’Amérique du Nord à faire transiter des matières nucléaires.


Des délais coûteux


La croissance des activités au Port de Montréal contribue à l’augmentation du chiffre d’affaires de GT Group, qui a doublé en quatre ans. L’entreprise compte maintenant 235 employés au Québec et 15 à Toronto. Mais côté logistique, le passage par l’Île de Montréal et son port cause bien des maux de tête à Danny Terrigno, le fils de Joe Terrigno et président de GT Group.


« Les infrastructures routières à Montréal sont tout simplement horribles, déplore-t-il. C’est très congestionné et il y a de nombreux chantiers. Les accès au port sont souvent congestionnés aussi. »


Les délais ne découlent pas seulement de la congestion routière sur les voies d’accès. Au port même, les processus manquent parfois de fluidité. Danny Terrigno mentionne d’abord les heures d’ouvertures limitées, de 7h à 15h, du lundi au vendredi. « Tout le monde arrive en même temps, alors on peut se retrouver avec une centaine de camions en file, lance-t-il. Il n’est pas rare d’attendre jusqu’à 4 heures. »


La structure des opérations est aussi en cause. Lorsqu’un bateau arrive, les travailleurs du port doivent le décharger, mais doivent aussi servir les camions venus au quai prendre leur chargement. Le délai de chargement variera donc en fonction du nombre de personnes affectées à ces tâches, et de ce qu’ils priorisent entre décharger le bateau ou charger les camions.


Quand aux terminaux, comme ils n’appartiennent pas tous aux mêmes opérateurs, ils n’ont pas un système commun. Ainsi, un camion qui a attendu quelques heures pour déposer un conteneur au terminal de Termont devra ressortir, puis retourner se mettre en file pour amorcer une autre procédure afin d’en déposer un second au terminal de Montreal Gateway. Danny Terrigno rêve d’un guichet unique, qui diminuerait grandement le temps de passage de ses camions.


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai


image

Contrats publics

Lundi 10 juin

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

François Bonnardel veut moderniser l'industrie du taxi

Le ministre des Transports a fait part, mercredi, de son intention de déposer rapidement un projet de loi.

Téo Taxi avait trois prises dès le départ

19/02/2019 | Valérie et Sylvia Gilbert

BLOGUE INVITÉ. La gestion des opérations est le nerf de la guerre en affaire. Or, elle est déficiente chez Téo Taxi.

À la une

Tofu: Soyarie ne suffit pas à la demande

14:26 | Anne-Marie Tremblay

PME DE LA SEMAINE. L'usine de Soyarie tourne 6 jours sur 7, 24 heures sur 24.

CDPQ : des enjeux de gouvernance font ombrage aux bons résultats

Les déboires de la filiale Otéra Capital ouvrent la voie à une réflexion plus large.

Michael Sabia à la défense de SNC-Lavalin

« C’est important de comprendre l’ampleur du changement qu’il y a eu dans cette société», rappelle-t-il.