Le passage, vu par les cédants

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

Le passage, vu par les cédants

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Novembre 2014

Série 1 de 2 - On s'intéresse beaucoup à la relève entrepreneuriale familiale, parce qu'elle symbolise la nouveauté. Mais les cédants, eux, sont souvent laissés dans l'ombre. Six entrepreneurs racontent comment ils ont vécu ce passage.


Pierre Jean, Jean-Yves Roy, Jean-Denis Lampron. [Photo: Jérôme Lavallée]

Ils ont bâti ces entreprises qui font la fierté du Québec et qui sont assez solides pour passer à la deuxième ou à la troisième génération. Comment choisissent-ils leur relève ? Comment vivent-ils le transfert ? Qu'est-ce qui est le plus difficile ? De quoi est faite leur nouvelle vie ?


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Pour le savoir, Les Affaires, en partenariat avec Desjardins, a réuni en table ronde, le 29 octobre dernier, six entrepreneurs qui ont passé le flambeau ou qui sont en voie de le faire. Guillaume St-Amour (Boulangerie St-Donat), Pierre Jean (Construction Albert Jean), Jean-Yves Roy (Groupe SMR), Pierre Carrier (Maison Carrier Besson), Bernard Bélanger (Premier Tech) et Jean-Denis Lampron (Rose Drummond) ont participé à cette discussion animée par notre journaliste Marie-Claude Morin, qui s'est tenue au restaurant La Coupole, à Montréal.


Choisir la relève


Ils ont en commun d'avoir un ou des enfants qui ont repris les rênes. Comme Jean-Denis Lampron et Diane LaBranche qui, avec 11 enfants, ont été aux prises avec tout un casse-tête pour déterminer lequel prendrait la relève de Rose Drummond. Le couple croyait au potentiel de sa troisième fille, Amélie, bachelière en ressources humaines, mais celle-ci a préféré retourner aux études faire une maîtrise en histoire. « C'est sûr que ça ne m'arrangeait pas, parce que c'est vraiment elle que je voyais », admet l'homme d'affaires. Mais son épouse et lui ont respecté cette décision, car ils ont toujours soutenu que l'entreprise était leur rêve, pas nécessairement celui de leurs enfants.


« Je ne veux pas que vous embarquiez dans l'entreprise parce qu'elle est à papa et à maman, répétait Jean-Denis à sa progéniture. Non ! Si vous embarquez, c'est que vous êtes passionnés, vous voulez l'amener plus loin. Sinon, oubliez ça ! » L'idée a sans doute fait son chemin chez Amélie. Entre deux contrats, elle a donné un coup de main dans l'entreprise et elle a attrapé la piqûre. C'est elle aujourd'hui qui gère Rose Drummond avec son conjoint, Emmanuel Bertrand, un Français qui n'est jamais reparti après un stage dans l'entreprise. « Ma fille a la flamme », dit aux autres cédants Jean-Denis Lampron, ravi.


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