Parler fort et poser des questions au Japon

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Février 2014

Parler fort et poser des questions au Japon

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Février 2014

Adriana Houle, 23 ans, étudiante en quatrième année de génie biomédical à Polytechnique, vit depuis sept mois avec ses collègues dans le bâtiment de la multinationale japonaise de cosmétiques KAO, à une heure de Tokyo

Adriana Houle, 23 ans, étudiante en quatrième année de génie biomédical à Polytechnique, vit depuis sept mois avec ses collègues dans le bâtiment de la multinationale japonaise de cosmétiques KAO, où elle fait un stage d'un an, à une heure de Tokyo. Au total, ils sont 200 à vivre dans des chambres, à partager la salle de bains, à se retrouver à la cafétéria matin et soir pour prendre les repas offerts par la compagnie. Pas d'invités, pas de garçons dans les étages. C'est la règle que respectent scrupuleusement les employés, dont la moyenne d'âge est de 28 ans ! Tous les matins, une navette attend Adriana au pied de l'immeuble pour l'emmener avec les autres employés sur son lieu de travail, à une demi-heure de route.


«Les stages au Japon sont les plus déstabilisants de tous», affirme Esther Caouette, responsable du développement des stages à l'étranger à Polytechnique. Habitudes de vie, rapports humains, relations professionnelles, langue, tout est différent. «C'est déroutant, d'autant que je représente une minorité visible au Japon, mais je m'y suis faite. Mon patron m'a demandé de rester comme je suis, de ne pas essayer de devenir japonaise. Alors, je parle fort, je pose des questions ! Ici d'habitude, c'est plutôt le patron qui parle, et les autres ne disent jamais rien», raconte Adriana Houle.


Outre l'apprentissage des différences culturelles, elle vit une expérience professionnelle inégalable. «Je suis traitée comme une employée. J'ai mon projet de recherche, que je fais sous la supervision de mon chef d'équipe, je dois faire des présentations tous les mois devant six personnes pour expliquer où j'en suis. Je travaille sur du matériel professionnel», énumère la jeune femme.


Elle a aussi pris le pli du travail. «Ce sont des choses qu'on n'apprend pas à l'école, mais travailler cinq jours par semaine de 8 h à 17 h m'a permis d'acquérir un comportement professionnel. Je serai plus efficace dans mes études en rentrant. Ça ne me fait pas peur d'élaborer un PowerPoint de 20 écrans en trois heures !»


L'entreprise lui a déjà proposé de travailler pour elle aux États-Unis ou au Canada après ses études. Mais Adriana veut, pour le moment, pousser plus loin et préparer un doctorat.


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Le faux débat de l'immigration

BLOGUE INVITÉ. Je suis fils d’immigrant. Mon père, bourguignon d’origine, est arrivé ...

Vous avez des questions au sujet de votre retraite?

Il y a 41 minutes | lesaffaires.com

En participant à la Clinique Retraite de Les Affaires, vous pourriez avoir des réponses. Appel de candidatures.

Goodfood, Desjardins fait grimper le titre de 4%

Goodfood devient un partenaire de choix pour les épiciers et pourrait même devenir une cible d'acquisition.