Hydroélectricité : une alliée du gaz dans les transports

Publié le 22/09/2016 à 04:52

Par Gaz Métro

L’hydroélectricité est une énergie propre, renouvelable et particulièrement abondante au Québec. Avec ses structures de production bien implantées, elle constitue une alliée naturelle du gaz, notamment dans le secteur des transports.


Grâce à ses vastes ressources hydrauliques couvrant 12 % de son territoire, le Québec est l’un des premiers producteurs d’hydroélectricité au monde.


Fait peu connu : Gaz Métro alimente d’ailleurs un grand nombre de ses clients en hydroélectricité par l’intermédiaire de sa filiale Green Mountain Power, qui distribue 70 % de l’électricité dans le Vermont.


Cette énergie renouvelable, constante et fiable, ne génère que peu d’émission de gaz à effet de serre (GES) et aucun rejet toxique. Elle constitue donc une alternative de choix pour réduire les GES dans le domaine du transport, secteur dans lequel elle s’allie naturellement au gaz.


En croissance


La tendance au véhicule électrique (VÉ) gagne du terrain au Québec. Ainsi, plus de 9 700 automobiles propulsées à l’électricité sillonnent les routes de la province, sur un parc automobile d’environ 4,5 millions. Pour sa part, Gaz Métro fournit une trentaine de clients possédant des camions au gaz naturel. « Nous sommes présents dans trois segments : le transport lourd par camion, le transport de colis, et les camions à benne, par exemple ceux utilisés pour la collecte des ordures ménagères ou pour effectuer des excavations », explique Sylvain Langis, directeur des ventes, marché du carburant chez Gaz Métro.


Ce type de véhicules lourds, généralement alimentés au diesel, génèrent une part importante de GES. Mais ceux-ci se trouvent réduits jusqu’à 25 % lorsqu’on effectue la transition vers le gaz naturel.


« Environ 600 véhicules roulent au gaz naturel au Québec », précise M. Langis.


A elle seule, l’entreprise de camionnage Groupe Robert, qui possède plus de 160 camions au gaz naturel, a été très visionnaire dans son approche... Aujourd’hui, d’autres entreprises ont emboîté le pas, dont C.A.T., EBI, Gaudreau environnement et Sani-Estrie.


Des possibilités intéressantes se dessinent également du côté du transport collectif. Dans ce domaine, on parle beaucoup de transports collectifs électriques, en particulier du projet du Réseau électrique métropolitain. De son côté, le gaz naturel peut alimenter les autobus qui assurent les déplacements interrégionaux, preuve que ces deux sources d’énergie sont parfaitement complémentaires.


Multiplier les points de ravitaillement


L’un des enjeux liés aux véhicules fonctionnant au gaz ou à l’électricité est la capacité de ravitaillement ou de recharge. La croissance rapide du nombre de bornes de recharge électrique donne de plus en plus de latitude aux conducteurs de VÉ. Quant aux camions au gaz naturel, ils jouissent d’une excellente autonomie qui est d’ailleurs comparable à celle qu’offre le diesel, et le Québec compte déjà 8 stations publiques et 16 stations privées pour les ravitailler. Mais il n’en reste pas moins que tôt ou tard, la capacité à faire le plein de carburant, quel qu’il soit et où que l’on soit devra être bonifiée !


« Dans sa politique énergétique, le gouvernement du Québec a prévu la mise en place d’un projet pilote de stations multicarburants où il serait possible de faire le plein de gaz naturel et de recharger son VÉ », indique M. Langis. Ces stations devraient être implantées sur tout le territoire d’ici 2030.

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