L'assurance vie universelle : Toute la souplesse du monde

Offert par les affaires.com

Publié le 21/01/2016 à 08:30

L'assurance vie universelle : Toute la souplesse du monde

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Publié le 21/01/2016 à 08:30

Dans le domaine de l'assurance, l'assurance vie universelle présente plusieurs caractéristiques attrayantes, principalement à cause de sa grande souplesse. Pourtant, ces polices sont complexes et il faut les étudier attentivement pour s'assurer qu'elles répondent aux besoins.


« L'assurance vie universelle est une assurance permanente comme l'assurance vie entière, mais c'est un type de police qui est sensible aux taux d'intérêt et qui est beaucoup plus souple que l'assurance vie entière », dit Tina Tehranchian, CFP, planificatrice financière principale à Assante Capital Management à Richmond Hill, Ontario.


L'assurance vie universelle est une police regroupée constituée de deux éléments : le premier est une assurance pure qui se fonde sur l'âge et sur la santé et verse un montant prédéterminé aux bénéficiaires au moment du décès, et l'autre est un régime d'épargne à imposition différée. « Il n'y a pas d'imposition sur le revenu ou sur la croissance, que ce soient sur le revenu des intérêts ou les gains en capital, aussi longtemps que l'argent reste dans le compte », dit Mme Tehranchian.


Contrairement à l'assurance vie entière, où il n'y a qu'une prime fixe, un titulaire de police d'assurance vie universelle doit payer un montant minimum pour couvrir la portion d'assurance, mais il peut aussi cotiser à la portion d'épargne, jusqu'à un maximum prescrit. De plus, on peut choisir où son épargne est investie. Parmi les choix possibles, il y a les dépôts garantis, les fonds de placement gérés ou une combinaison des deux.


Peter Andreana, planificateur financier agréé, partenaire et spécialiste de la propriété d'entreprise auprès de la société Continuum II, à Burlington (Ontario), cite en exemple un homme de 40 ans non-fumeur propriétaire de son entreprise. Sur la base d'une prestation de décès de 165 000 $, le titulaire de police aurait à payer un minimum de 1 600 $.


À l'autre bout de l'éventail, le paiement maximum de cette personne serait de 5 980 $. « La différence entre les 1 600 $ (qui est le coût de l'assurance couvrant la prestation de décès) et 5 980 $ est d'environ 4 300 $, somme qui serait investie dans le véhicule de placement », dit M. Andreana.


Mise à part la souplesse des paiements, un autre avantage de l'assurance vie universelle est la capacité d'utiliser la valeur de rachat brute qui s'accumule dans le contrat comme garantie d'un prêt. Selon Mme Tehranchian, la plupart des compagnies d'assurance vont prêter jusqu'à 90 % de la portion investie. La compagnie d'assurance va faire payer des intérêts pour l'avance sur police, mais le taux en sera probablement plus faible que ce que le titulaire de la police devrait payer ailleurs. De plus, si vous êtes un entrepreneur et que vous investissez le produit de l'avance dans votre propre entreprise, vous pourrez déduire les intérêts.


Au lieu d'emprunter à la compagnie d'assurance, le titulaire de police peut obtenir de l'argent en effectuant un retrait de la portion investie dans un placement. Ces retraits seront libres d'impôt pourvu qu'ils ne dépassent pas le prix de base rajusté (PBR) des placements. Une fois que les retraits dépassent le PBR, ils deviennent imposables à titre de revenu.


Mme Tehranchian recommande que les clients qui veulent épargner atteignent d'abord le plafond de leurs REER et CELI. Ce n'est qu'alors qu'ils devraient envisager d'économiser dans le cadre d'une assurance vie universelle.


Un gros inconvénient associé à l'assurance vie universelle est l'importance des coûts que la portion en placements peut occasionner. Les ratios de frais de gestion des fonds gérés (également appelés fonds distincts et faisant partie d'un contrat d'assurance vie) sont habituellement plus élevés que le RFG des fonds communs de placement. « Les coûts varient énormément d'une société à l'autre, et c'est donc un sujet dont chaque personne doit discuter avec son conseiller financier », dit Mme Tehranchian.


Dans le passé le coût élevé associé à la détention de fonds gérés incitait à utiliser les placements garantis, qui s'assortissaient d'une garantie de taux minimum et rapportaient 4 % par an ou plus. Toutefois, dans l'environnement actuel de taux d'intérêt faibles, les compagnies d'assurance ont éliminé la garantie minimum. Elles offrent actuellement un intérêt maximum de 1,5 % par an pour les comptes à intérêt garanti de 10 ans. Néanmoins, affirme Mme Tehranchian, les CPG constituent encore une partie de la combinaison de placements de ceux qui veulent atténuer l'impact de la volatilité boursière.


Pour choisir le placement destiné à un contrat d'assurance vie universelle, il ne s'agit pas simplement de choisir celui qui a le rendement potentiel le plus élevé. « Ça n'a rien à voir avec le produit, et tout à voir avec vos objectifs, votre tolérance au risque et votre répartition d'actifs cible, dit M. Andreana. Je commencerais pour ma part en dépassant l'horizon de la planification, par une étude de ces trois facteurs. Ensuite, il s'agit de regarder de plus près pour trouver le bon produit susceptible de correspondre à vos objectifs et de répondre à vos besoins. »


De plus, prévient M. Andreana, nombreux sont ceux qui croient à tort que l'assurance vie ne présente aucun risque. « Dans le monde de l'assurance vie universelle, on peut gagner ou perdre de l'argent. Il est très important de le comprendre. Si le portefeuille que vous avez constitué à l'extérieur de votre contrat d'assurance vie peut avoir des hauts et des bas, il en va de même pour les placements que vous avez choisis au titre de votre police, dit M. Andreana. Cela influe sur votre valeur de rachat, votre prestation de décès et ces emprunts garantis. »


Les titulaires de police doivent être au fait des risques que comporte la détention de placements à caractère boursier. « Si vous mettez des placements risqués comme des actions dans votre police, que vous traversez une année comme 2008 et que vous perdez 25 % de la valeur d'un fonds d'actions, cela veut dire que la compagnie d'assurance pourrait vous demander une prime plus importante pour garder la police en vigueur, prévient Mme Tehranchian. Si vous ne payez que les primes minimums, cela pourrait vous disqualifier, et vous devrez alors ajouter de l'argent pour que votre police continue. Voilà pourquoi il est plus sûr d'avoir des actifs moins volatils. »


Ou alors, ajoute Mme Tehranchian, vous pouvez payer les primes maximums autorisées par année. Cela vous assurerait un coussin de sécurité pour les époques où le marché est faible.


L'assurance vie universelle tend souvent à viser les propriétaires d'entreprise, les médecins et les autres professionnels. Toutefois, plutôt que de dire simplement qu'elle convient mieux à une personne travaillant à son compte qu'à un salarié, M. Andreana affirme que ces polices devront se fonder sur des objectifs personnels.


« J'aime mieux me pencher sur ce qui va convenir le mieux à vos besoins, dit M. Andreana. Par exemple, certains propriétaires d'entreprises achètent des contrats d'assurance vie universelle et les conservent au sein d'une société de portefeuille comme moyen de transférer le patrimoine à la génération suivante. « Il faut bien comprendre où le client veut en arriver, dit M. Andreana, ce que sont ses besoins et ses valeurs. »


À cause de la complexité qui entoure l'assurance vie universelle, il est conseillé de consulter un spécialiste et de bien étudier les choix possibles. Il faut comprendre que les compagnies d'assurance vie ont des produits de placement différents, dit M. Andreana. Certaines firmes auront le plus grand éventail d'options possibles, d'autres les moins chères. « Avant tout, il faut déterminer ce que vous considérez le plus important. »


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