Impartition : l'approche personnalisée a la cote au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Mars 2014

Impartition : l'approche personnalisée a la cote au Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Mars 2014

Le domaine de l’impartition de la paie est composé, au Québec, de plusieurs gros joueurs, dont la société internationale ADP, la canadienne Ceridian et le Groupe CGI. À ce paysage de services d’impartition s’ajoutent des fournisseurs locaux, Desjardins et la Banque Nationale, qui offrent des services de paie aux entreprises par l’intermédiaire des systèmes développés par CGI, et des PME, comme Algo Paie, qui comptent sur une offre flexible pour se démarquer et séduire une clientèle convoitée.


«Sur le marché, il y a des impartiteurs et des fournisseurs de logiciels. Nous, nous offrons une solution hybride. Nos clients peuvent choisir d’impartir plus ou moins leur service de paie. Certains nous confient le soutien administratif au complet, d’autres, seulement la gestion des remises gouvernementales. D’autres encore ne font que se procurer notre solution logicielle», explique Denis Lesieur, président d’Algo Paie.


Au Québec, il y a une clientèle pour cette approche plus personnalisée. Faire affaire avec une entreprise québécoise accessible a joué dans la balance, chez Fordia, quand la directrice des ressources humaines Diane Denault, est allée en soumission pour impartir une partie de son service de paie. «Je voulais avoir un rapport qui calculait mon 1%, pour être conforme à la loi sur la formation du Québec. Chez d’autres fournisseurs, ça semblait compliqué», explique-t-elle.


En effet, les spécificités législatives du Québec rendent l’expertise locale incontournable. «Quand les sièges sociaux déménagent à Toronto ou aux États-Unis, souvent, on observe que le service de paie suit. Mais on se rend compte que dès que l’entreprise rencontre des problèmes avec la paie, ça lui coûte cher en pénalités et généralement, son service de paie revient au Québec», explique Marie Lyne Dion, vice-présidente de l’Association canadienne de la paie.


La complexité du traitement de la paie au Québec pourrait expliquer, en partie, qu’il y ait plus d'impartition, explique-t-on à l’association. Cette complexité expliquerait-elle aussi la plus grande diversité du secteur?


Chez ADP, on reconnaît que le marché québécois de la paie est différent. « Au Québec, on rencontre en effet au Québec des joueurs qu’on ne rencontre pas ailleurs, admet David McIninch, vice-président marketing d’ADP Canada. Ça rend le marché plus compétitif. »


« La fragmentation du marché du Québec a pour effet de faire baisser les prix », estime Denis Lesieur, dont l’entreprise cherche à percer les marchés plus lucratifs des autres provinces.


Mais chez ADP, on refuse de confirmer une variation de prix selon les provinces, et on assure avoir toutes les compétences pour gérer la paie au Québec, avec toutes les particularités qu’elle comporte.


Chose certaine, avec tous ces joueurs, les entreprises québécoises ont l’embarras du choix pour choisir un fournisseur.

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