La crise accentue la nécessité de mieux gérer les projets TI

Publié le 28/11/2009 à 00:00

La crise accentue la nécessité de mieux gérer les projets TI

Publié le 28/11/2009 à 00:00

Par Alain McKenna

L'année n'est pas encore terminée que déjà, les analystes qualifient 2009 de " pire année de l'histoire " pour les technologies de l'information. Et 2010 ne sera pas facile non plus pour les gestionnaires de TI en entreprises. La solution : une meilleure gestion des nouveaux projets, afin d'éviter les surprises.


Les dépenses en TI des grandes entreprises diminueront de 6,9 % en 2009, selon le groupe de recherche Gartner. Cela comprend les dépenses liées au matériel ainsi qu'aux logiciels. Les chercheurs prévoient qu'il y aura une faible croissance de 3,3 % l'an prochain, mais qu'elle ne sera pas uniforme.


" L'année 2010 se résumera à la recherche d'un équilibre entre les coûts, les risques et le rendement ", prédit Peter Sondergaard, vice-président, recherche, de Gartner. " Pour plus de la moitié des gestionnaires en TI, leur budget aura une croissance nulle ou négative. Cela pourrait ne s'améliorer que légèrement par la suite, en 2011. "


Projets cruciaux sur la glace


Les entreprises québécoises n'échappent pas à cette tendance. Dans plusieurs cas, les entreprises ont reporté à plus tard leur investissement dans des projets de nature informatique, constate Jean Dupuis, directeur services-conseils chez Oracle. " En ce moment, la question qui revient le plus souvent dans le secteur des TI au Québec est Comment peut-on faire plus avec moins?", mentionne-t-il.


Les projets qui écopent sont ceux jugés moins cruciaux pour l'avenir de l'entreprise. Les grands projets, eux, restent au programme, mais avec des budgets réduits. On met l'accent sur le respect du financement initial et du plan de mise en place. " Il y a de la pression pour une meilleure gestion des projets, mais cela ne concerne pas seulement les dépassements de coûts en TI, nuance M. Dupuis. Ça arrive aussi ailleurs, par exemple dans des projets de construction. "


Par contre, ce qui est unique aux TI, c'est que l'entreprise ne parvient pas toujours à exploiter leur plein potentiel. Après tout, les TI doivent aider les entreprises à réduire leurs dépenses d'exploitation et, du coup, améliorer leur rendement. En théorie, en tout cas. " Ce n'est pas tant une question de TI que de gestion, croit Jean Dupuis. La capacité de l'entreprise à s'adapter au changement décidera des chances de succès d'une nouvelle technologie. " Et c'est le rôle du responsable en TI de s'assurer que cette adaptation s'est bel et bien faite.


Faire plus avec moins


Lorsqu'on décortique les statistiques, on constate que les entreprises mettront des mois, sinon des années, avant de revenir à des budgets en TI au moins aussi importants qu'en 2008.


Le budget des entreprises pour l'achat de serveurs, de matériel de stockage, de réseautique et d'impression devrait accuser une baisse de 16,5 % en 2009, un recul historique, en quelque sorte. De ce côté, Gartner ajoute que les scénarios les plus optimistes pour 2010 évoquent des dépenses qui resteront stables, à l'échelle mondiale, à 317 milliards de dollars américains.


Par exemple, le groupe d'études constate qu'environ 3 % de tous les serveurs actuellement en fonction dans le monde n'ont pas été mis à niveau comme prévu, et qu'une proportion égale d'entre eux subira le même sort en 2010.


" Cela signifie que 10 % des serveurs installés sera à risque en 2011, estime M. Sondergaard. Ce sera le rôle des gestionnaires en TI de s'attaquer à ce problème. "


Le mandat des responsables en TI sera délicat en 2010, car beaucoup devront jongler avec des budgets réduits sans sacrifier la productivité. Le contexte économique impose ces exigences qui touchent presque toutes les entreprises.


Une occasion d'affaires pour l'informatique en nuage


Un sondage effectué auprès de 548 responsables en TI d'un peu partout dans le monde par le groupe McKinsey Global Survey en témoigne. Selon ce sondage, 54 % des entreprises ont fixé la productivité comme priorité numéro un pour justifier leurs prochaines dépenses en technologies de l'information. D'autre part, 42 % des répondants ont également comme priorité de réduire leurs dépenses, en plus de contribuer à réduire les dépenses générales de l'entreprise. C'est un véritable casse-tête.


Une solution comme la virtualisation pourrait en profiter : elles promet de livrer un traitement des données équivalent avec moins de serveurs et à moindre coût.


Gartner arrive d'ailleurs à cette même conclusion dans une seconde étude, où elle prédit une belle croissance à la virtualisation. Sans mentionner de valeur monétaire, Gartner pense qu'il y aura 660 millions de serveurs virtuels dans le monde en 2011, comparativement à seulement 5 millions en 2007.


Il n'est donc pas surprenant que Gartner estime que la virtualisation sera " la plus importante tendance dans les TI " jusqu'en 2012.


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Un nouveau centre de données de 60 M$ à Québec

Mis à jour le 17/06/2013

Le groupe Bilodeau Immobilier se lance dans la construction d’un centre de données de haut niveau à ...

Les manufacturiers québécois boudent-ils le commerce électronique?

Mis à jour le 20/05/2011

Un nouveau sondage SOM révèle que 72 % des entreprises manufacturières québécoises ...

À la une

Vous avez des questions au sujet de votre retraite?

En participant à la Clinique Retraite de Les Affaires, vous pourriez avoir des réponses. Appel de candidatures.

Le faux débat de l'immigration

BLOGUE INVITÉ. Je suis fils d’immigrant. Mon père, bourguignon d’origine, est arrivé ...

Goodfood, Desjardins fait grimper le titre de 4%

Goodfood devient un partenaire de choix pour les épiciers et pourrait même devenir une cible d'acquisition.