Un portefeuille diversifié grâce aux FNB

Publié le 30/11/2009 à 08:00

Un portefeuille diversifié grâce aux FNB

Publié le 30/11/2009 à 08:00

Malgré la diversification qu'ils procurent, les FNB n'éliminent pas le risque du marché. Photo : Bloomberg

Le nombre de fonds négociés en Bourse (FNB) a explosé au cours des dernières années, de sorte qu'il y en a maintenant pour tous les goûts : fonds reproduisant les indices boursiers ou un panier d'obligations, spécialisés dans tel ou tel secteur, avec effet de levier multipliant par deux les rendements, etc.


" Il y en a tellement maintenant que parfois, j'en perds mon latin ", confie en riant François Têtu, vice-président et conseiller en placement chez Valeurs mobilières Desjardins.


Il est relativement aisé de se construire un portefeuille constitué exclusivement de FNB, dit Gordon Gibson, vice-président, stratégies de vente et de communications, à la Banque Nationale Groupe Financier. " Ce sont des outils très polyvalents et il y en a pour toutes les catégories d'actifs ", souligne-t-il.


" Ils offrent beaucoup de flexibilité ", dit pour sa part Rajiv Silgardo, responsable des nouveaux FNB mis en marché par BMO Groupe financier au cours des derniers mois. " On peut les gérer activement, et un portefeuille de base peut ne compter que quatre ou cinq FNB ", dit-il.


Selon M. Gibson, on peut même, avec une somme relativement minime - 10 000 $, par exemple -, se bâtir un petit portefeuille avec deux FNB : l'un qui suivra le marché des actions canadiennes, l'autre qui reflétera celui des obligations. " C'est un portefeuille de fonds négociés en Bourse dans sa plus simple expression. "


Une exposition à tous les marchés


Toutefois, compte tenu de la diversité des FNB, on peut, avec des sommes plus considérables, profiter d'une exposition à presque tous les marchés. Et on pourra aussi choisir entre des FNB qui suivent simplement des indices, tels que les iShares, ou encore ceux qui font place à une gestion un peu plus active, comme ceux de Claymore et de BMO.


François Têtu estime qu'on peut fort bien avoir un portefeuille de base, constitué de quelques FNB qui vont suivre les principaux indices boursiers et obligataires mondiaux. À cette base, l'investisseur pourra ajouter s'il le désire quelques FNB plus spécialisés, qui seront en quelque sorte des placements satellites, dit M. Têtu.


Pour un portefeuille prudent, par exemple, un investisseur pourrait fort bien diviser une somme de 100 000 $ en deux grands blocs de 50 000 $. L'un sera consacré aux FNB spécialisés dans les revenus fixes, l'autre aux FNB reproduisant les marchés boursiers.


Du côté du revenu fixe, par exemple, on peut consacrer 30 % de son investissement total à l'indice obligataire canadien, le DEX (XBB). Une part de 20 % peut alors être placée dans des FNB satellites plus spécialisés, comme ceux qui reproduisent les obligations de société (XCB) ou encore les actions privilégiées de sociétés canadiennes (CPD).


Quant au bloc des marchés boursiers, les possibilités sont quasi infinies. On peut fort bien se contenter de diviser le placement en trois parts : une dans un FNB qui traque l'indice S&P/TSX de Toronto (XIC ou XIU), une autre dans un FNB qui reproduit l'indice américain S&P 500 (XSP), et la dernière dans des fonds du reste du monde, par l'intermédiaire de l'indice MSCI EAFE (XIN).


Celui qui voudrait mettre un peu plus de piquant dans son portefeuille peut facilement acquérir des positions dans les marchés émergents (XEM), en Chine et en Inde (FNI). Ou encore, adopter une stratégie plus défensive, avec des FNB américains qui suivent les titres des grandes pharmaceutiques (IXJ) ou ceux des fabricants de produits de consommation de base (IYK).


Ne pas torpiller son portefeuille


S'il est facile de se constituer un portefeuille de FNB très diversifié, cela ne signifie pas pour autant que l'on doive adopter l'attitude " acheter et conserver " pour l'éternité.


" Tout dépend de la période dans laquelle se trouve le cycle boursier ", dit François Têtu. Dans un marché baissier, conserver tous ses FNB qui traquent les indices boursiers peut torpiller un portefeuille. " Un investisseur qui aurait acheté l'indice S&P 500 en 1999 se retrouve aujourd'hui, 10 ans plus tard, avec un rendement négatif, tant en dollars américains qu'en dollars canadiens ", souligne le vice-président de Valeurs mobilières Desjardins.


Car malgré la diversification qu'ils procurent, les FNB n'éliminent pas pour autant le risque du marché, insiste Gordon Gibson, de la Banque Nationale.


Il est également important de procéder régulièrement au rééquilibrage du portefeuille, car l'évolution des marchés peut faire en sorte que l'actif ne soit plus réparti de la façon souhaitée, explique-t-il.

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