Groupe Mundial travaille en équipe

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Mai 2014

Groupe Mundial travaille en équipe

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Édition du 24 Mai 2014

« Il y a de nombreux avantages à s’entraider », déclare Louis Veilleux, de Métal Bernard (à gauche), accompagné de Christian Lemay, d’Adapt-Solution, de Frederick Bernard, chef de groupe, et de Manon Viel, directrice des ressources humaines, de Méta

Groupe Mundial n'hésite pas à partager ses ressources avec ses partenaires et même ses concurrents. Un modèle d'entreprise qui le sert bien, et qui pourrait l'aider à atteindre son objectif de doubler son chiffre d'affaires en 10 ans.


Rien n'est banal chez Groupe Mundial, pas même l'histoire derrière l'appellation de l'entreprise. Un nom qui remonte à la Coupe du monde de soccer de 1998. «Cette année-là, la France avait battu le Brésil, pourtant réputé pour être plus fort, en travaillant en équipe avec acharnement, rappelle Louis Veilleux, pdg de Métal Bernard, l'une des entreprises du groupe. À l'époque déjà, Mario Ferland, l'actuel président du Groupe Mundial, et moi discutions d'une fusion. Et ce nom incarnait bien ce que nous souhaitions être.»


Formé de Métal Bernard, Normandin, Beauce Caoutchouc, CDMB et Usinage CB, le groupe comptant 225 employés se spécialise dans la fabrication sur mesure de pièces métalliques et de caoutchouc pour des équipementiers et pour l'industrie des mines. Stable depuis la crise, son chiffre d'affaires atteint, d'année en année, de 40 à 45 millions de dollars. C'est justement en observant une certaine stagnation de ses revenus après la crise de 2008 que l'entreprise a revu son modèle.


Vision globale


«La crise a été le moment parfait pour réfléchir à notre approche et instaurer un nouveau plan stratégique», note Louis Veilleux. Cette nouvelle approche reposait sur une vision plus globale de l'industrie manufacturière en Beauce et au Québec. «C'est difficile de se démarquer dans la compétition mondiale seulement par notre productivité, nos incitatifs publics ou nos ressources naturelles, explique-t-il. Mais le maillage et la collaboration permettent de créer un contexte économique très intéressant. Ça, ça peut nous aider à nous démarquer.»


Louis Veilleux ne manque pas d'exemples de ce genre de relations plus que cordiales avec ses partenaires ou ses concurrents. La compagnie a, par exemple, offert du travail à un partenaire qui connaissait un ralentissement de ses activités. Elle a aussi prêté des ressources humaines à d'autres entreprises. «C'est vraiment un partage, précise-t-il. Si on donne du travail, on ne se prend pas une cote de 20 % pour égorger l'autre entreprise. Et quand on prête des ressources, on les prête vraiment, au prix coûtant.»


Le partage des RH dans un contexte où elles se raréfient est particulièrement avantageux. Lorsqu'une entreprise connaît un ralentissement, elle doit parfois mettre à pied certains travailleurs, comme les soudeurs, qui se font rares. Il n'est pas toujours possible de les récupérer par la suite. Au contraire, lorsque ce travailleur a l'occasion d'aller oeuvrer chez un partenaire, il revient ensuite avec de nouvelles compétences.


«Le plus grand défi, c'est de se faire confiance, avance Louis Veilleux. C'est assez facile entre partenaires ou avec les clients, mais certains sont plus craintifs lorsqu'il s'agit d'un compétiteur. Pourtant, il y a de nombreux avantages à s'entraider.» Il donne l'exemple d'un concurrent avec lequel il partage un client, qui s'est un jour trouvé à court de matière. Plutôt que de sauter sur l'occasion pour lui voler le client, Groupe Mundial lui a fourni cette matière. Un an plus tard, Groupe Mundial reçoit une matière non conforme, ce qui risque de l'obliger à interrompre sa production. Mais voici que le concurent lui offre à son tour de le sortir du pétrin.


Le grand gagnant ? Le donneur d'ouvrage ! «Le client est rassuré de voir que ses fournisseurs se soutiennent et qu'il ne risque pas de souffrir des conséquences d'un problème chez un sous-traitant isolé», soutient Louis Veilleux.


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