S'entraîner pour mieux performer: les leçons de trois dirigeants

Publié le 15/09/2016 à 00:30

S'entraîner pour mieux performer: les leçons de trois dirigeants

Publié le 15/09/2016 à 00:30

Isabelle Côté, copropriétaire du fleuriste Centres des roses de Trois-Rivières, à l'extrême droite sur la photo.

Trois chefs d'entreprises, trois expériences sportives, trois manières d'être plus performant au travail...


Isabelle Côté et le semi-marathon


Trois succursales du fleuriste Centres des roses de Trois-Rivières vont bientôt changer leurs enseignes pour afficher un nouveau nom: Il était une fleur. Pour affronter l'immense défi que représentent l'adoption de cette nouvelle image de marque et la fermeture de la quatrième succursale, Isabelle Côté, copropriétaire de l'entreprise d'une douzaine employés, dit puiser dans le courage qu’elle s’est découvert en effectuant ses démarches pour compléter un demi-marathon. « Il y a 18 mois, est-ce que j'aurais dit de moi que je suis une fille persévérante ? Pas du tout. J'ai découvert cette qualité en moi », affirme-t-elle. «Des projets qui m'auraient paru avant insurmontables me semblent maintenant beaucoup plus faciles à prendre une bouchée à la fois. »


Ce demi-marathon lui paraissait au départ un objectif insurmontable. « Au début de mon entraînement, je pensais faire 5 km. Ensuite, je me suis dit que j'arriverais à faire 10 km. Et à trois semaines du défi, j'ai pris conscience que je pourrais certainement le réaliser au complet, soit 21,1 km ».


Après avoir parcouru une telle distance, elle ne souhaite pas recommencer l'exploit. Mais elle continue aujourd'hui de courir trois fois par semaine avant de commencer ses journées de travail. Elle assure que les endorphines engendrées par l'activité physique lui permettent de démarrer sa journée « sur les chapeaux de roue ». « Pour arriver au bout de nos journées, avec toute la montagne de projets qu'on doit mener de front, il faut être en forme », dit l'entrepreneure.


Robert Dumas et le vélo d'affaires


Robert Dumas, président de la Financière Sun Life pour le Québec, fait du sport cinq matins par semaine, dont trois en faisant du vélo avec quatre autres gens d'affaires. Et ce n'est pas pour parler business, mais bien pour se dépasser physiquement. M. Dumas constate lui aussi que l'effort lui procure de l'énergie et hausse sa productivité dans les heures suivantes. « Faire du sport aide énormément à gérer le stress », constate-t-il. « On développe une aisance devant des situations non planifiées. »


Stéphane Lessard et l'endurance heureuse


Stéphane Lessard,vice-président vente et marketing de Nadurel Pharma


Stéphane Lessard, vice-président vente et marketing de Nadurel Pharma, s'est lui aussi entiché des sports d'endurance au tournant de la quarantaine. Auparavant, il jouait au golf, un sport qui lui enseignait la maîtrise de soi, selon lui. Mais en se préparant pour l'ascension de mont Kilimandjaro, il a constaté que la course, le vélo et le ski de fond lui procuraient d'autres avantages. « J'ai trouvé dans les exercices cardiovasculaires et les sports d'endurance un équilibre au niveau de la gestion de ma concentration», dit-il. « J'arrive dans les réunions en pleine forme et avec les idées claires ».


Aujourd'hui âgé de 51 ans, il constate que ces sports lui ont appris beaucoup sur la manière de gérer ses objectifs. En 2012, il a investi dans une PME spécialisée dans les produits pharmaceutique, rebaptisée alors Nadurel Pharma. En période d'expansion, M. Lessard suit les leçons tirées des marathons de ski de fond de 160 km, dans lesquels il a pris l'habitude de segmenter ses objectifs en portions de dix kilomètres. « C'est la même chose en affaires. On se fixe un chiffre d'affaires dans cinq ans, puis dans chaque petite victoire qu'on a dans la direction de cet objectif, on se félicite, on célèbre un peu ce moment, et on repart ».


C'est sans compter les intempéries et les bris d'équipements qui peuvent ponctuer ces deux jours de ski de fond. M. Lessard ne manque pas d'y voir une analogie avec les embûches rencontrées dans son travail chez Nadurel Pharma, que ce soit dans les démarches entourant la réglementation des produits ou le réinvestissement nécessaire avant de générer des profits. « Ça demande beaucoup d'effort et de conviction et on doit se convaincre à nouveau soi-même qu'on va atteindre cet objectif », observe-t-il.


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