Un médecin vient deux fois par semaine chez Pfizer

Publié le 05/10/2013 à 00:00, mis à jour le 07/10/2013 à 09:27

Un médecin vient deux fois par semaine chez Pfizer

Publié le 05/10/2013 à 00:00, mis à jour le 07/10/2013 à 09:27

Par Julie Roy

« Pour être vraiment en santé, il faut plus que des médicaments », telle est la devise de Pfizer. Passant de la parole à l’acte, l’entreprise pharmaceutique a agi en 2007 en mettant sur pied le programme VIVA destiné à la santé et au bien-être de ses quelque 1 400 employés du Québec.


Bien qu’elle affirme ne pas avoir de problème particulier d’absentéisme, Pfizer avoue que la pression et le stress que subissent les employés essayant de gérer à la fois les responsabilités professionnelles et les responsabilités familiales sont une préoccupation.


C’est la raison pour laquelle l’entreprise a décidé de prioriser la conciliation travail-vie personnelle. Concrètement, cela se traduit par la mise en place d’une multitude de commodités qui rendent la vie plus facile et permettent d’économiser un temps précieux.


Sur le lieu de travail, les employés ont accès à un nettoyeur à sec, à une garderie et à une cafétéria où des mets santé subventionnés sont disponibles autant pour le dîner que pour le souper.


Plus besoin de perdre un avant-midi au garage, l’entreprise a même conclu une entente avec un garagiste qui vient chercher les voitures des travailleurs au bureau.


« Ce sont de petites choses qui ne sont pas très difficiles à mettre en place, mais qui aident énormément notre personnel », mentionne Kerri Elkas, gestionnaire au service des communications chez Pfizer.


L’entreprise offre aussi d’autres facilités comme les vendredis flexibles et des heures de réunion respectueuses d’une vie familiale.


Plus de file d’attente pour un docteur


Pfizer encourage ses employés à prendre leur santé en main. Elle leur donne un coup de pouce, en leur offrant les services d’un médecin deux fois par semaine.


« Les employés prennent rendez-vous dans un calendrier commun. Ils n’ont plus besoin d’attendre et de faire la file dans une clinique », souligne Kerri Elkas.


Autre geste pour la promotion de saines habitudes de vie, une diététicienne approuve les repas à la cafétéria et peut être consultée au besoin.


« Selon une enquête que nous avons menée auprès de nos employés, 50 % des participants apprécient les repas approuvés par la diététicienne à la cafétéria. De plus, au cours de l’année, 17 % des collègues du siège social ont rencontré la diététicienne pour une consultation individuelle. »


L’entreprise n’a pas encore commencé à calculer les retombées financières de son programme, mais d’ores et déjà, elle sait que les coûts de la non-santé, comme les absences à court et moyen terme, représentent près de 8 % de sa masse salariale, soit 8 millions de dollars.


« C’est une somme importante et nous allons commencer à mesurer ces coûts de manière plus spécifique et rigoureuse. On espère voir une réduction au cours des années à venir », mentionne Mme Elkas.


Bien qu’elle ne mesure pas directement l'impact de son programme de santé sur la productivité, Pfizer sait, grâce à une enquête réalisée cette année, que celui-ci a été un facteur déterminant de l’augmentation du sentiment d’engagement des employés.


Un point que l’entreprise considère comme très positif. « L'indice qui calcule le climat et l'engagement était favorable à plus de 80 %. C’est encourageant, car nous croyons qu'une main-d'œuvre engagée est une main-d'œuvre plus productive.»

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