Pièces d'autos Langevin a pris les devants

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Septembre 2016

Pièces d'autos Langevin a pris les devants

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Septembre 2016

« Avec la retenue sur la paie, les employés peuvent épargner sans trop s’en apercevoir », dit Manon Sylvestre, copropriétaire de Pièces d’autos Langevin. [Photo : Jérôme Lavallée]

Avec ses 17 employés, Pièces d'autos Langevin doit se conformer à la Loi sur les régimes volontaires d'épargne-retraite (RVER) d'ici le 31 décembre 2017. Mais Manon Sylvestre, la copropriétaire de la petite entreprise de Marieville, a préféré faire le saut bien avant.


Retour au dossier RVER : le décompte est commencé


«Je n'avais pas envie d'être à la dernière minute pour choisir un régime de retraite, dit celle qui est associée en affaires à son conjoint, Jean-Pierre Allie. Je voulais prendre le temps de réfléchir et de faire les choses correctement.»


Sa conseillère en assurance et rentes collectives, Johanne Sylvestre, l'a orientée vers un RVER, le nouveau régime mis en place par la loi. Ce produit convient bien aux petites entreprises qui peuvent ainsi offrir à leurs employés un régime dont les frais de gestion sur les placements sont peu élevés, selon elle.


«L'employeur n'est pas obligé de cotiser pour son personnel, mais s'il le fait, ses contributions ne sont pas assujetties aux taxes salariales, comme c'est le cas avec un REER collectif, précise la conseillère. De plus, les employés sont libres de participer ou non. Ils peuvent aussi suspendre leurs cotisations, par exemple s'ils vivent une période difficile sur le plan financier.»


Avec le RVER toutefois, les cotisations patronales, s'il y en a, sont immobilisées. «Certaines entreprises préfèrent cela, car elles souhaitent que l'argent qu'elles donnent aux employés pour leur retraite serve à cette fin, dit Johanne Sylvestre. Mais d'autres aiment moins ça. Elles se disent que, si leurs employés ont un coup dur, ce serait bien qu'ils puissent toucher l'argent.»


Pièces d'autos Langevin a adhéré au RVER d'IA Groupe financier (Industrielle Alliance) principalement parce que ses frais de gestion sur les placements ainsi que ses frais de transfert figurent parmi les plus bas des neufs RVER sur le marché.


«Si un jour l'employeur veut transférer son régime ailleurs, il devra payer au maximum 500 $, indique Johanne Sylvestre. Dans d'autres RVER, les frais de transfert sont plus substantiels, car ils ne sont pas plafonnés.»


Le RVER d'IA Groupe financier est aussi l'un des rares à inclure des placements garantis parmi ses options de placement à la carte. Une particularité qui a aussi fait pencher la balance en sa faveur. «Bien sûr, le rendement de ce type de produit est très faible, convient la conseillère. Mais c'est quelque chose qu'on me demande parfois. Certaines personnes ne veulent prendre aucun risque avec leurs économies».


Manque d'intérêt des travailleurs


Même si la participation au RVER est facultative, l'employeur doit inscrire tous les employés de 18 ans et plus qui comptent au moins un an de service. «Ce n'est pas compliqué, constate Manon Sylvestre, mais c'est un peu long la première fois, car j'ai dû entrer les coordonnées de plusieurs personnes.»


Les employés disposent ensuite de 60 jours pour décider s'ils restent dans le régime. Tous les travailleurs de Pièces d'autos Langevin qui étaient admissibles se sont retirés. Un résultat qui a déçu leur patronne, mais qui s'est vu aussi dans d'autres entreprises ayant adhéré à un RVER. «J'étais enthousiaste à l'idée d'offrir un régime de retraite, dit Mme Sylvestre, mais l'intérêt n'était pas au rendez-vous. Chacun a ses raisons de ne pas participer.»


L'entrepreneure continue toutefois de croire à la pertinence du RVER. «Avec la retenue sur la paie, les employés peuvent épargner sans trop s'en apercevoir, souligne-t-elle. Les cotisations sont déductibles du revenu imposable, et l'économie d'impôt est immédiate. Comme employeur, c'est une façon d'aider les employés à épargner.»


D'ailleurs, comme les règles du RVER l'y obligent, elle inscrira automatiquement ses nouveaux employés dès qu'ils atteindront une année de service. «Certains finiront sûrement par participer.»


Une bonne façon pour un employeur d'inciter ses employés à participer, c'est évidemment de contribuer lui-même à leur cagnotte de retraite. Manon Sylvestre accueille favorablement cette possibilité. «Cela permettrait de motiver la main-d'oeuvre et de favoriser sa rétention», souligne-t-elle.


Retour au dossier RVER : le décompte est commencé



image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

À la une: construit-on trop de tours à bureaux au centre-ville de Montréal?

Édition du 22 Septembre 2018 | Les Affaires

Le dernier numéro de Les Affaires est là! En manchette, les 300 plus importantes PME du Québec.

Un nouvel outil pour numériser les PME

06/11/2018 | François Normand

Circuit 4.0 s'adresse aux PME manufacturières de plus de 10 employés du secteur ouest de Montréal.

À la une

La guerre en Asie est-elle inévitable?

17/11/2018 | François Normand

ANALYSE - Les similitudes entre l'Europe en 1914 et l'Asie de l'Est en 2018 sont troublantes. Voici pourquoi.

À surveiller: les titres qui ont attiré votre attention

17/11/2018 | lesaffaires.com

(Re)voici quelques recommandations qui pourraient influencer les cours prochainement.

Bourse: les gagnants et perdants de la semaine

16/11/2018 | Martin Jolicoeur

Quelle entreprise a vu la valeur de son action dégringoler de 36,98% en cinq jours?