Faire des affaires en mangeant

Publié le 12/09/2017 à 11:27

Faire des affaires en mangeant

Publié le 12/09/2017 à 11:27

Par Claudine Hébert

À Rouyn- Noranda, Maude Labrecque- Denis (à droite sur notre photo), qui dirige les Productions Balbuzard, apprécie la relation qu’elle a avec le restaurant voisin, Le Cachotier : « Le chef accepte même de nous préparer des menus sur demande. »

DOSSIER RÉUNIONS ET CONGRÈS. Que ce soit pour un service rapide, dans un restaurant chic, un bistro ou un pub, le lunch d'affaires demeure toujours aussi populaire. Les restaurants servent régulièrement de lieux pour les rencontres d'affaires ainsi que pour les réunions et les fêtes de bureau.


Plus d'un répondant sur cinq dit favoriser des établissements (restos, salles, traiteurs) dont les propriétaires sont des partenaires ou des clients de leur entreprise. «C'est un échange de bons procédés», affirme Maxime Lessard- Giroux, président de l'entreprise de feux d'artifice Kuma, à Gatineau.


Les boîtes à lunch, les services de traiteur et les pointes de pizza constituent des formules de dépannage au cours des rencontres internes chez la majorité des jeunes PME interviewées. À Rouyn-Noranda, Maude Labrecque-Denis, qui dirige les Productions Balbuzard, apprécie la relation qu'elle a bâtie avec le restaurant voisin, Le Cachotier. «Le chef accepte même de nous préparer des menus sur demande», dit-elle.


Notez que les milléniaux aiment le volet nourriture et boisson locale. Ils craquent pour les événements où on présente diverses stations qui mettent en vedette des producteurs, des microbrasseurs et des restaurateurs de la ville ou de la région.


«C'est le genre de formule expérientielle qui m'allume», soutient Kaven Delarosbil, directeur des communications chez Uni-Sélect, à Boucherville. Il cite en exemple la soirée gastronomique Tel-Jeunes à laquelle il a participé l'an dernier, à l'Entrepôt Dominion, à Montréal. Présentée sous forme de cocktail dînatoire, cette soirée VIP pour 250 personnes comptait parmi les chefs invités ceux de la brasserie Le Pois Penché, du Restaurant 3734 et du Portus 360.


L'interaction avec les chefs fait d'ailleurs partie des éléments dont raffolent les Y. Le courtier immobilier Jean-Maxime Mercier, de Via Capitale Bas-Saint-Laurent, a reçu une quarantaine de franchisés en avril dernier dans sa ville, Rimouski. «Nous sommes allés, entre autres, à La Réserve Bistro. Le chef est venu nous présenter son histoire, son menu, le choix de ses ingrédients. Ces contacts privilégiés font partie de l'expérience gastronomique», soutient-il.


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