L’environnement, l’arme de Saint-Bruno pour attirer des entreprises de pointe

Publié le 04/09/2015 à 17:06

L’environnement, l’arme de Saint-Bruno pour attirer des entreprises de pointe

Publié le 04/09/2015 à 17:06

Au printemps 2013, la municipalité de Saint-Bruno de Montarville a refusé un projet de Jean Coutu dans son Écoparc industriel. Le fleuron de la vente au détail a donc plutôt investi 190 millions de dollars à Varennes pour réaliser son projet de siège social et de centre de distribution.


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La municipalité ne regrette pas cette décision. « Ce n'était pas compatible avec le concept d'Écoparc qu'on a ici », explique Denis Laplante, directeur adjoint à la direction du Développement urbain à la Ville de Saint-Bruno de Montarville. « Les centres de distribution et de transport sont des entreprises qui consomment énormément d'espace et qui impliquent beaucoup de camionnage, ajoute-t-il. Au niveau de l'occupation de l'espace, cela compromettait tous les tracés des rues et le lotissement prévu. »


Le conseil municipal de Saint-Bruno de Montarville a donné le feu vert à ce projet d'Écoparc industriel en 2012, sur un site qui s'étale sur un territoire de 1 280 000 mètres carrés encadré par l'autoroute 30, la route 116 et le boulevard Clairevue Est. Au départ, Développement économique Longueuil (DEL) a financé une étude, pilotée par l'agence d'architecture française Patriarche.


Cette première étape visait à définir les paramètres de l'Écoparc industriel, alors que ce concept demeurait alors peu ou pas défini au Québec. Les plans ont intégré les éléments essentiels associés aujourd'hui à un Écoparc : utilisation de plantes indigènes, mise en œuvre de stratégies de gestion de l'eau grâce à des fossés de rétentions, mise en place de corridors piétonniers et cyclables pour valoriser le transport actif, etc.


Entreprises à valeur ajoutée


Si Saint-Bruno refuse l'accès aux entrepôts et au centre de distribution, c'est qu'elle veut aménager son espace de façon à attirer des « entreprises de pointe, des entreprises à valeur ajoutée ou qui ont un volet recherche et développement », souvent désireuse de s'installer dans parcs conviviaux pour attirer et retenir la main-d'oeuvre qualifiée. Les entreprises de production sont aussi acceptées, précise M. Laplante, mais ils doivent répondre à des critères serrés : elles ne doivent pas générer trop de bruits, d'odeurs, de poussières et de lumières. Tout entreposage extérieur est aussi exclu.


Pour l'instant, trois entreprises, soit Boiron, Bombardier et CCL, sont implantées sur le site. Par contre, ils se sont installés avant que ce lieu ne soit déterminé comme un écoparc. Reste que Pierre Déry, directeur général de la division à Saint-Bruno de CCL, se montre enthousiasme au sujet du projet mis de l'avant après le déménagement des ses activités sur place en septembre 2008.


Son entreprise a compensé financièrement la perte d'un habitat de grenouille lors de son agrandissement de 20 000 pieds carrés en 2014. «Ça été fait de façon très méthodique et respectueuse », assure-t-il. « On a participé avec plaisir. » Pourquoi voit-il ce projet d'un bon œil ? « Il y a un intérêt pour nous à ce que le cadre général soit agréable pour nos employés », dit M. Déry, affirmant qu'un milieu de ce genre favorise la rétention de ses 150 travailleurs sur place.


En août 2014, l'entreprise chinoise Maple Armor, spécialisée dans les alarmes d'incendies, avait procédé à une pelletée de terre sur le site en annonçant du même coup un investissement de 30 M $ à cet endroit. Il y a quelques mois, Industrie Canada a par contre refusé que cette entreprise de l'étranger concrétise son projet à cet endroit. Aucune nouvelle implantation n’a donc eu lieu sur le site depuis 2012, mais la municipalité affirme qu'elle est en discussion sérieuse avec une autre entreprise.


M. Murray juge que cette situation est surtout due à la situation économique actuelle dans la province. Saint-Bruno mise toujours sur sa stratégie d'exiger d'entrée de jeu certains principes d'aménagement aux entreprises désireuses de s'installer. « Les critères édictés au niveau de l'Écoparc, sur les questions de l'environnement et de l'urbanisme, sont incontournables », insiste Martin Murray, maire de Saint-Bruno de Montarville. « Il n'y aura aucune concession».


L'essentiel des exigences est réuni dans un règlement sur le Plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIA), adopté par le conseil de ville en 2012. « Ça n'a pas le caractère d'une norme, explique M. Laplante. Avec un règlement sur les PIA, on fixe l'objectif. On établit les critères sur lesquels on va évaluer si l'objectif est atteint. Puis, à ce moment-là, l'entreprise a plus de latitude pour nous proposer des solutions qui vont lui permettre d'atteindre l'objectif voulu, mais elle n'est pas aux prises avec un le carcan d'une norme fixe sur les matériaux, par exemple. »


En matière d'architecture, il n'y a pas de style privilégié, mais la ville garde un œil sur le choix de matériaux, tout en exigeant que les murs présentent des décrochés, afin de briser la linéarité des façades, « briser l'effet de masse » et éviter que les bâtiments ressemblent à de « grosses boîtes carrées ». « C'est sûr qu'on ne peut pas permettre à une entreprise qui ne rencontre pas ces paramètres de s'installer, parce qu'on vient de dégrader l'ensemble. Et il faut que tout reste cohérent », affirme le maire de Saint-Bruno-de-Montarville.



  • Superficie totale : 1 280 000 mètres carrés

  • Superficie avec services: 200 000 mètres carrés

  • Superficie vacante: 830 000 mètres carrés

  • Superficie construite: 50 000 mètres carrées


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