«Mieux vaut définir son métier que de se laisser définir par lui»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

«Mieux vaut définir son métier que de se laisser définir par lui»

Offert par Les Affaires


Édition du 06 Décembre 2014

Par René Vézina

L. Jacques Ménard a été nommé «Haut dirigeant le plus engagé socialement». [Photo: Martin Flamand]

L. Jacques Ménard est né à Chicoutimi et a grandi à Montréal. Il est diplômé de l'Université de Western Ontario, du Collège Loyola et du Collège Sainte-Marie, en plus de détenir quatre doctorats honorifiques. Président de BMO Groupe financier, Québec, il siège notamment aux conseils d'administration de WestJet, Claridge, Stingray Digital, des Alouettes de Montréal, l'Orchestre symphonique de Montréal et la Fondation Mobilys. Âgé de 68 ans, il est le père de deux enfants, Anne-Valérie et Louis-Simon.


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En affaires, la persévérance est une vertu capitale. Elle l'est tout autant en ce qui concerne la réussite scolaire. On peut y voir une des raisons qui expliquent l'attachement de L. Jacques Ménard à cette cause à laquelle il est maintenant identifié.


Mais c'est loin d'être la seule qui occupe le président de BMO Groupe financier, Québec. C'est en bonne partie à lui qu'on doit la formidable poussée à l'origine de l'événement «Je vois mtl», qui a fait naître bien des espoirs pour la métropole. Et il était également du groupe qui a travaillé à la naissance d'Oxfam-Québec il y a plus de 40 ans, avec Yvon Deschamps, Raymond Bachand, Pierre Rivard et quelques autres. Entre les deux épisodes, durant toutes ces décennies, il s'est employé à montrer qu'on peut à la fois être financier et homme de coeur ainsi que de conviction.


«On a souvent tendance à stéréotyper les gens, à les identifier à leur métier. Je ne vois aucune opposition, moi, entre mon rôle de banquier et mon engagement social, les deux se rejoignent, dit-il. En fait, mieux vaut définir son métier que de se laisser définir par lui. Je me suis toujours vu comme un humaniste.»


Et de citer d'autres personnalités qui ont aussi fait éclater le cadre dans lequel on aurait pu les confiner. «Luc Plamondon a usé de son influence pour défendre le principe des droits d'auteur et militer en leur faveur. Céline Dion a fait de même à l'égard de l'Hôpital Sainte- Justine et des soins aux enfants.» Oui, les artistes, paraît-il, en ont l'habitude. «Et pourquoi pas les financiers ? Tout est question de perception populaire», ajoute-t-il.


C'est justement une question de perception qui a amené Gabriel Bran Lopez à citer, lors d'une entrevue à la radio, le rapport du Groupe de travail sur la persévérance et la réussite scolaires, présidé par Jacques Ménard, et intitulé «Au-delà des chiffres... une affaire de coeur». Il venait tout juste de créer Fusion Jeunesse, un organisme qui travaille précisément à contrer le décrochage scolaire en milieu défavorisé, et il cherchait des appuis.


Mis au courant de son intervention, Jacques Ménard l'invite spontanément à ses bureaux. Gabriel Bran Lopez formule deux demandes. Il a besoin d'un président pour son conseil d'administration. Malgré toutes ses charges, son interlocuteur accepte. Mais Fusion Jeunesse a aussi besoin de bureaux. On lui en trouve un au deuxième étage d'une succursale de la BMO, rue Saint-Hubert. Loyer : un dollar par année.


C'était il y a cinq ans. Jacques Ménard préside toujours son CA. Les bureaux sont toujours là, même s'ils se font petits : l'organisme compte maintenant 20 employés permanents et 166 autres sur le terrain, des étudiants ou des diplômés universitaires qui travaillent dans des écoles primaires et secondaires aux quatre coins du Québec, y compris dans le Grand Nord.


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