Nancie Ferron : les deux mains dans la lavande

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Nancie Ferron : les deux mains dans la lavande

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Novembre 2014

Par Claudine Hébert

Nancie Ferron, lauréate - Entrepreneure, petite entreprise

Quand les journalistes Nancie Ferron et Daniel Joanette, de la salle de nouvelle de l’ancienne TQS (devenue V), se sont lancés dans la production de lavande en 2007, ils ne s’attendaient pas à embrasser aussi rapidement une carrière agrotouristique à temps plein.


« La fermeture de la salle de nouvelles en 2008 a complètement chamboulé notre plan d’affaires », concède Nancie Ferron. Du jour au lendemain, le couple a dû faire de la lavande son principal gagne-pain. Un défi relevé haut la main, puisque la copropriétaire de la Maison Lavande à Saint-Eustache est finaliste dans le cadre des prix Femmes d’affaires du Québec du Réseau des femmes d’affaires du Québec (RFAQ) dans la catégorie Entrepreneure petite entreprise.


Cliquez ici pour consulter le dossier Prix Femmes d'affaires du Québec 


Séduit par les champs de lavande lors d’un voyage en France en 2006, le couple avait décidé d’exploiter cette plante sur son lot de 100 arpents dans les Basses-Laurentides. « Notre idée était que Daniel cultiverait et que moi je développerais des produits cosmétiques à base de lavande. J’avais déjà un peu d’expérience dans ce domaine, car j’avais occupé un poste de parfumeuse chez Dans un Jardin pendant mes études. On avait aussi convenu que je m’occuperais de la fabrication, du marketing, des communications et de la mise en marché », raconte la femme d’affaires.


Aujourd’hui, l’entreprise cultive une centaine de milliers de plants. Elle a développé une soixantaine de produits cosmétiques et de parfums d’ambiance vendus dans cinq boutiques dans la province (dont l’une vient d’ouvrir à Pointe-Claire). L’ex-journaliste ne s’ennuie nullement de la télévision. Pas plus que son conjoint d’ailleurs. « On carbure à tant de projets qu’on n’en a pas le temps », répond Nancie Ferron du tac au tac.


L’année 2014 en est un bel exemple. L’entreprise a décidé de transformer ses boutiques éphémères (ouvertes pendant la période des fêtes seulement) du Carrefour Laval, de la Place Laurier et des Galeries d’Anjou, en boutiques ouvertes à l’année.


Après quatre ans de tests pendant les fêtes de fin d’année, l’entrepreneure a décidé de se lancer à grande échelle. Pour le moment, il s’agit de stands dans des allées, dont l’investissement d’aménagement revient à moitié moins cher que pour un local traditionnel. Des emplacements bien visibles auprès des consommateurs qui lui permettent de négocier des baux d’un an.


« En affaires, ma tolérance au risque ne doit pas m’empêcher de dormir la nuit. Daniel et moi développons donc notre réseau étape par étape tout en restant propriétaires de nos boutiques », explique Nancie Ferron.


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