«La confiance en soi, ça se travaille !» - Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d'affaires du Québec

Offert par Les Affaires


Édition du 12 Novembre 2016

«La confiance en soi, ça se travaille !» - Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d'affaires du Québec

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Édition du 12 Novembre 2016

« La confiance se bâtit un geste à la fois. L’important, c’est de sortir toujours un peu plus de sa zone de confort », dit Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec. [Photo : Alain Décarie]

À l'occasion de la 16e édition des Prix Femmes d'affaires du Québec, Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d'affaires du Québec, témoigne de l'importance de développer sa confiance en soi pour réussir.


La confiance en soi est un ingrédient important de la réussite en affaires ou professionnelle. Ce n'est pas étonnant, car les personnes sûres d'elles ont la profonde conviction qu'elles peuvent accomplir leurs objectifs.


Croire qu'on peut prononcer une conférence, diriger une équipe, gérer un conflit, changer de carrière, se lancer en affaires... L'idée qu'on se fait de nos capacités dirige nos décisions et notre trajectoire professionnelle.


«La confiance en soi donne des ailes et encourage à passer à l'action», dit Julie Carignan, psychologue et associée principale de SPB Psychologie organisationnelle. En affaires, elle permet aussi d'être agile, de prendre des virages au bon moment, d'oser.»


Les gens sûrs d'eux sont moins ébranlés par les échecs. «Ils prennent cela moins personnellement et relativisent davantage, dit Mme Carignan. Plutôt que de se dire qu'ils ne sont pas bons, ils se concentrent sur la leçon qu'ils peuvent en tirer.»


Pour Ruth Vachon, présidente du Réseau des femmes d'affaires du Québec (RFAQ), les femmes d'affaires et les dirigeantes d'entreprise ont, en règle générale, une bonne confiance en elles, «parce qu'il en faut pour se trouver là où elles sont». Par contre, plusieurs manquent d'estime de soi, juge-t-elle. L'estime de soi, c'est la valeur personnelle qu'on s'accorde.


«Les femmes ont souvent de la difficulté à reconnaître leur réussite, dit Mme Vachon. Quand on les approche pour poser leur candidature à notre concours, elles disent qu'elles n'ont rien fait de si extraordinaire, qu'elles ne sont pas prêtes. Elles ne se trouvent jamais assez bonnes.» Estime de soi, confiance en soi... Il faut dire que les deux sont liées.


Développer une attitude plus positive


Comment acquérir plus de confiance en soi ? D'abord, en faisant du recadrage mental. «On retravaille son discours intérieur pour le rendre plus positif à son égard», dit Mme Carignan.


Et surtout, on agit comme si on était déjà plus confiant. «La confiance se bâtit un geste à la fois, soutient Ruth Vachon. L'important, c'est de sortir toujours un peu plus de sa zone de confort. Pour gagner de la confiance, il faut la mettre à l'épreuve.»


La présidente du RFAQ parle de la fois où elle a été conviée à participer à une table ronde avec des dirigeants de grandes entreprises, dont le président de CNN. «C'était gros, j'avais peur de mal paraître, mais je me suis dit qu'avec une bonne préparation, ça irait bien.»


La confiance personnelle se construit aussi avec des encouragements, comme l'a démontré en 2014 une étude du professeur Patrick J. Carroll, de l'Université d'État de l'Ohio. L'étude consistait à promouvoir un prétendument nouveau programme de maîtrise en psychologie d'affaires auprès d'étudiants en psychologie et en administration. À certains, on a dit qu'aucune moyenne générale n'était requise, à d'autres, qu'ils dépassaient la moyenne exigée, et à d'autres encore, qu'il était improbable qu'ils ne soient pas admis. Enfin, à un quatrième groupe d'étudiants, on a dit qu'ils avaient le profil parfait pour ce programme et qu'ils auraient sûrement plusieurs offres d'emploi une fois diplômés. Devinez quoi ? Les étudiants du quatrième groupe, ceux qu'on avait le plus encouragés, ont été beaucoup plus nombreux à vouloir s'inscrire au programme fictif. On a cru en eux et ils étaient prêts à aller de l'avant.


De son côté, Ruth Vachon raconte que, lors d'une mission commerciale, une entrepreneure hésitait à rencontrer le dirigeant d'une entreprise qu'elle considérait comme une concurrente. «Je l'ai fortement encouragée à y aller, et elle en est revenue avec un important contrat en sous-traitance.»


Si le soutien de l'entourage fait grandir la confiance, l'inverse est aussi vrai.


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