Deux vagues d’investissements pour Colo-D

Publié le 23/10/2015 à 10:56

Deux vagues d’investissements pour Colo-D

Publié le 23/10/2015 à 10:56

En un an, Colo-D avait déjà réalisé les objectifs qu'elle avait prévu atteindre… en 5 ans. Devant cette croissance fulgurante, la PME devait trouver du financement. Après avoir trouvé des investisseurs, il lui fallait recourir à des prêts dans une institution bancaire. Si l'on additionne les deux rondes d'investissements, il s'agit d'« un projet de 35 millions, dont une majorité en dette subordonnée et en financement bancaire », indique Patrick David.


Fondée en 2013, la PME se spécialise dans les services de colocation dans l'hébergement de données informatiques pour les grandes organisations. Au départ, Patrick David avait fait l'acquisition des anciennes installations des Disques Améric, à Drummondville, qui s'étalent sur près de 100 000 pieds carrés. Son but consistait à atteindre une capacité électrique de 6 mégawatts d'ici 2018. Mais de nombreux clients ont fait appel à ses services. À la fin de l'année 2014, Colo-D avait déjà accumulé des contrats pour plus de 4 mégawatts, ce qui exige au total une capacité de 6 mégawatts en raison de l'énergie exigée pour contrôler la température du centre de serveurs.


En décembre dernier, l'entreprise a donc annoncé qu'elle doublerait sa capacité à 12 mégawatts. Les travaux à ce sujet viennent d'être menés à terme. Colo-D n'avait pas besoin d'agrandir le bâtiment, mais devait investir rapidement d'importantes sommes pour payer l'équipement nécessaire pour faire fonctionner autant de serveurs.


Un secteur d’activité gourmand en capital


« Dans notre domaine d'activité, ce n'est pas facile d'obtenir du financement compte tenu de l'importance des montants en cause, indique Patrick David. On évolue dans un secteur d'activité excessivement demandant en capital ».


Avant la croissance fulgurante, le pdg juge que la première ronde de financement, qui s'est bouclée en décembre 2013, fût la plus difficile. Elle visait à trouver des investisseurs en capital. « Ils se commettent. Leurs garanties sont différentes de celles des prêteurs. Ils ont des rendements plus élevés et ils prennent des risques plus grands ».


Après avoir négocié avec plusieurs investisseurs, il a appelé Nicolas Bélanger, l'un des fondateurs du groupe W Investments, qui a analysé le dossier et s'y est intéressé. « Notre meilleur coup, c'est d'avoir un partenaire, W Investments, qui a par la suite réussi à mobiliser d'autres acteurs », explique-t-il.


W Investments a conclu une entente avec le Fonds de solidarité FTQ pour investir ensemble dans des PME du secteur des technologies de l'information et des communications. Le fonds de travailleur s'est aussitôt joint au projet de Colo-D. Dans le financement en capital s'est ajouté comme actionnaire un groupe d'investisseurs privés.


Des prêts pour boucler le montage financier


Mais comme les clients affluaient et que la croissance s'accélérait, Patrick David s'est tourné vers les prêts. Il a appelé la Financière Banque Nationale dès qu'il a anticipé la croissance. « On a coordonné la négociation des contrats avec nos clients en même temps que celle pour notre montage financier », explique-t-il. La Banque Nationale leur a accordé un prêt conventionnel ainsi qu'une dette subordonnée.


Pour réussir à lever des sommes importantes, la clé réside dans le « réseau », juge l’entrepreneur. «Ce sont souvent des relations d'affaires qui permettent d'aligner des gens dans les dossiers ». Il a été orienté vers la Banque Nationale par des actionnaires de Colo-D, qui avait travaillé avec l'institution financière lors de l'introduction en bourse du fabricant d'éclairage Lumenpulse. « Les banquiers doivent être des partenaires d'affaires qui comprennent bien ton entreprise et qui s'intéressent à ton champ d'activité », insiste-t-il. Ceux qu'il a dénichés le comblent. « Ils nous ont aidés à nous propulser ».

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