Xpertsea : compter les microorganismes marins

Publié le 22/10/2015 à 08:00

Xpertsea : compter les microorganismes marins

Publié le 22/10/2015 à 08:00

Créée en 2009 grâce à des fonds providentiels (love money), la TPE familiale Xpertsea établie à Québec s’est spécialisée dans un domaine de niche : la mise au point d’un compteur de larves de crevettes et de petits organismes marins (mollusques, poissons, algues, etc.).


C’est ce qui s’appelle un pari gagnant. Après avoir lancé une entreprise en consultation environnementale, Valérie Robitaille a commencé à s’intéresser à la technologie optique. Mais c’est en rencontrant un ingénieur maritime – qui deviendra son mari – que la fondatrice de Xpertsea a eu l’idée de développer un appareil commercial à partir de cette technologie et de lancer un prototype. « Une compagnie du milieu de l’aquaculture nous a joints pour savoir si elle pouvait l’utiliser pour compter les larves de crevettes. En commençant à étudier le marché, on s’est aperçus qu’en Asie et en Amérique du Sud, les producteurs pouvaient acheter plusieurs millions de larves à la fois. Mais les estimations, souvent réalisées par comptage manuel ou microbalance électronique, comportaient beaucoup d’erreurs », explique-t-elle.


En 2011, l’entreprise change de nom pour déployer sa nouvelle activité et dépose deux brevets pour sécuriser son travail. Commercialisés dès 2012, ses 80 premiers produits se sont vendus dans une vingtaine de pays. Sa principale force ? « Nous avons utilisé des concepts optiques qui existaient déjà. C’est vraiment l’utilisation qu’on en a faite et le contexte qui étaient innovants », précise-t-elle. Car, après avoir démarré sur le marché des larves de crevettes, Xpertsea a rapidement eu des demandes pour d’autres organismes, comme les larves de poissons, de mollusques et de concombres de mer. Si le compteur reste le même, la société a dû développer des programmes de comptages spécifiques pour chaque espèce.


Aujourd’hui, Xpertsea lance une seconde version de son compteur, qui permet de transmettre des données en ligne pour des analyses supplémentaires. Elle prépare de nouvelles fonctionnalités avancées en vue par exemple de déterminer la grosseur moyenne des organismes. « Notre objectif à terme est de développer des solutions pour le contrôle de la qualité et la détection des maladies », ajoute Valérie Robitaille. L’entreprise familiale de 13 salariés, dont le chiffre d’affaires en 2014 est compris entre 500 000 $ et 1 million de dollars, compte atteindre les 20 salariés d’ici l’an prochain.


Ses principaux clients ? Des éleveurs, des centres de recherche, des universités, des centres gouvernementaux, avec près de 95 % d’exportation. « Nous avons eu beaucoup de ventes aux États-Unis, et nous avons enregistré 50 préventes de notre nouvelle version en Asie du Sud-Est », précise la fondatrice. L’objectif ? Devenir, d’ici 2020, le leader dans la cueillette de données fiables pour le marché de l’aquaculture, estimé à 200 milliards de dollars.


Cliquez ici pour consulter le dossier PME: des idées à revendre


image

Blockchain

Jeudi 28 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Les démocrates proposent une révolution verte aux États-Unis

16/02/2019 | François Normand

ANALYSE - Des démocrates proposent un New Deal qui pourrait transformer les États-Unis comme celui de Roosevelt.

Bourse: le rebond de 18% suscite la méfiance

BLOGUE. Les experts se demandent si la pause de la Fed suffira à contrecarrer la récession possible des profits.

Bourse: les gagnants et perdants de la semaine

15/02/2019 | Martin Jolicoeur

Quels sont les titres qui ont marqué l'actualité boursière? Surprise: l'un d'entre-eux n'aura pu faire mieux que SNC.