Second Life : les moches au secours de la planète

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Octobre 2015

Second Life : les moches au secours de la planète

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Octobre 2015

Thibaut Martelain et Quentin Dumoulin veulent contrer le gaspillage de produits alimentaires.

Chaque année au Québec, plus de 30 000 tonnes de produits alimentaires propres à la consommation sont jetées aux ordures. Pour contrer ce gaspillage, Quentin Dumoulin et Thibaut Martelain ont fondé Second Life, une plateforme Web qui se consacre à la vente de fruits et de légumes moches.


«Quentin et moi sommes originaires de la France. Là-bas, on parle beaucoup du gaspillage alimentaire, et plusieurs initiatives y ont été lancées afin de tenter d'en venir à bout. Au Québec, encore peu de gens ont entrepris de s'attaquer à ce problème, alors nous y avons décelé une occasion d'affaires», explique Thibaut Martelain, qui vit à Montréal depuis quelques années, à l'instar de son associé et compatriote.


Dans le but de trouver un modèle d'entreprise viable, les deux jeunes hommes ont discuté avec de nombreux producteurs et propriétaires de supermarchés, tant au Québec qu'en France. «Ceux qui achètent des fruits et des légumes moches sont généralement plus ouverts d'esprit et soucieux de l'environnement, ce qui correspond à une clientèle plus jeune. Comme celle-ci est plus portée sur les nouvelles technologies, nous avons choisi de vendre nos produits sur un site Internet plutôt que dans un kiosque», indique Thibaut Martelain, qui est fraîchement diplômé de HEC Montréal.


La plateforme n'a été mise en place qu'en mars dernier, mais déjà quelque 600 commandes y ont été passées. «Nous avons ainsi sauvé pas loin de 3,5 tonnes de produits parfaitement consommables de la poubelle», se réjouit Thibaut Martelain.


Le succès est tel que les deux amis veulent maintenant passer à la vitesse supérieure. «Nous songeons à nous doter d'un entrepôt, afin de pouvoir stocker nos produits. Pour l'instant, faute d'avoir un tel espace, nous devons récupérer les fruits et les légumes auprès des producteurs le jour de la livraison ou la veille. Nous voulons aussi élargir notre offre. Car des produits déclassés, il n'y en a pas que dans les fruits et légumes : des pâtes ou des fromages qui ne peuvent être vendus parce qu'il leur manque quelques grammes ou parce qu'ils sont cassés, ça existe aussi», révèle M. Martelain. Les moches - et les deux entrepreneurs - ont donc de beaux jours devant eux.


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