Guerre de chiffres sur le Plan Nord

Publié le 16/03/2012 à 06:30, mis à jour le 16/03/2012 à 15:50

Guerre de chiffres sur le Plan Nord

Publié le 16/03/2012 à 06:30, mis à jour le 16/03/2012 à 15:50

Par Suzanne Dansereau

Il est impossible de réconcilier les deux récentes études publiées au sujet des retombées du Plan Nord sur le trésor québécois, car elles ont emprunté des hypothèses de départ différentes.


Dans son analyse publiée le 15 mars, l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques (IRIS) évalue à 16,5 milliards de dollars (G$) les investissements publics dans le Plan Nord, sur une période de 25 ans.


De son côté, le cabinet-conseil Secor a évalué ces investissements à seulement 5 G$.


Les deux recherches se basent pourtant sur le même chiffre annoncé par le gouvernement, soit 33 milliards en dépenses reliées aux projets privés et à leurs infrastructures. La différence réside dans le fait que l’IRIS calcule qu’au moins la moitié de ces dépenses viendront du secteur public, tandis que Secor calcule que la grande partie viendra du privé.


Qui a raison? Seul l’avenir le dira, car même le ministre responsable, Clément Gignac, a dû admettre que le gouvernement n’en savait rien à l’heure actuelle!


D’autre part, du côté des recettes fiscales et parafiscales que devraient générer le Plan Nord, l'IRIS utilise le chiffre de 14,2 G$ fourni par le ministère des Finances.


Mais Secor ajoute à ce 14,2G$ un montant de 12G$ pour les retombées liées aux dépenses d’exploitation des mines, lesquelles selon ces calculs se chiffreront à 150G$. Par contre, il soustrait 5 G$ du premier chiffre, disant qu’on ne peut présumer des revenus de redevances. Donc: l’IRIS parle de 14,2G$ en retombées, et Secor, de 21G$.


Les calculs de l'IRIS mènent à un manque à gagner de 2,3 G$ pour le trésor québécois, qui correspond à la différence entre les 16,5G$ en dépenses publiques moins 14,2 G$ en recettes. A ce montant, l’IRIS ajoute 6,15G$ en nouvelles dépenses publiques reliées à l’augmentation des coûts dans les services de santé, d’éducation, et d’infrastructures municipales qui vont résulter de l’augmentation de population dans les régions du Plan Nord. D’où sa conclusion que le Plan Nord fera perdre 8,5 G$ au trésor québécois, tandis que pour Secor, il générera un surplus de 15G$.


L’IRIS est un organisme sans but lucratif qui se veut indépendant, tandis que Secor est une firme de consultant à rayonnement international ayant réalisé de nombreux mandats pour le gouvernement Charest. L’ ancien PDG de Secor, Raymond Bachand, est actuellement ministre des Finances du gouvernement Charest.


 


 


 


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

Sur le même sujet

Louis Vachon, heureux que le PQ mise aussi sur le Nord

08/01/2013

Le Parti québécois a bien compris l'importance de poursuivre le développement du Nord du ...

Marois cherche à charmer les investisseurs américains

Mis à jour le 13/12/2012

Un peu plus d'un an après Jean Charest, Pauline Marois a, à son tour, présenté sa vision du ...

À la une

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l'ouverture jeudi

Il y a 32 minutes | LesAffaires.com et AFP

La politique continue de dominer l'agenda.

Titres en action: Cisco, Uber, Aston Martin...

Il y a 32 minutes | LesAffaires.com et AFP

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

10 choses à savoir jeudi

Il y a 27 minutes | Alain McKenna

Le bouton d'alarme caché de Trudeau, Facebook vous aidera à trouver une job, un nouvel Oreo a saveur de «déforestation».