«Nous sommes en ce moment à la merci des compagnies pharmaceutiques.» - Diane Lamarre

Publié le 19/01/2013 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 09:43

«Nous sommes en ce moment à la merci des compagnies pharmaceutiques.» - Diane Lamarre

Publié le 19/01/2013 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 09:43

Par J.R.

De nouveaux enjeux apparaissent, amenant les pratiques des professionnels à évoluer dans de nombreux domaines. Gros plan sur des ordres qui revoient leur manières de faire pour aider leurs membres à s'adapter au changement et à mieux servir le public.


Avec un inventaire au seuil critique, des médicaments en rupture de stock, les pharmaciens québécois ont eu à vivre au cours de l'année 2012 un véritable problème d'approvisionnement de médicaments. Devant l'ampleur du problème et ses impacts, l'Ordre des pharmaciens du Québec n'a pas attendu sans rien faire.


«Nous n'avons aucun pouvoir de changer la situation. Mais, en tant que professionnels de la santé, nous sommes la voix des Québécois. Il est de notre devoir de suggérer des solutions», mentionne Diane Lamarre, présidente de l'Ordre.


Afin de prévenir plutôt que subir, l'Ordre des pharmaciens, en collaboration avec d'autres organisations, a mis sur pied un comité d'étude. Depuis, neuf recommandations ont été émises.


L'Ordre presse notamment le gouvernement d'adopter des mesures qui obligeraient l'industrie pharmaceutique à produire une liste de certains médicaments essentiels.


Il souhaite aussi que l'industrie donne un préavis d'un an pour tout arrêt volontaire de production et que les fabricants prévoient d'autres sources d'approvisionnement en matières premières ainsi que plusieurs sites de fabrication.


«Il y a des ajustements à faire. On demande aux gouvernements de mettre en place des mesures qui exigent des garanties des fabricants, comme cela se fait déjà en France et aux États-Unis», mentionne Diane Lamarre.


L'Ordre demande aussi à ce qu'une entité soit chargée de coordonner la gestion des ruptures et de centraliser les informations névralgiques en cas de pénurie.


L'année 2012 risque de ne pas être un cas unique, et des pénuries de médicaments de plus en plus fréquentes sont à prévoir. «L'équilibre est fragile. Les correctifs proposés doivent être déployés rapidement, c'est une question de sécurité.»


En attendant que le gouvernement bouge sur la question, l'Ordre a offert à ses membres un document aidant les pharmaciens à prendre les bonnes décisions en cas d'insuffisance d'approvisionnement en médicaments.


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