«Notre profession n'est pas visible, puisque nous travaillons pour des intermédiaires» - Francine Fortin

Publié le 19/01/2013 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 09:35

«Notre profession n'est pas visible, puisque nous travaillons pour des intermédiaires» - Francine Fortin

Publié le 19/01/2013 à 00:00, mis à jour le 23/01/2013 à 09:35

Par J.R.

De nouveaux enjeux apparaissent, amenant les pratiques des professionnels à évoluer dans de nombreux domaines. Gros plan sur des ordres qui revoient leur manières de faire pour aider leurs membres à s'adapter au changement et à mieux servir le public.


Au Québec, n'importe qui peut prétendre avoir les compétences pour établir la valeur d'un bien immobilier. L'Ordre des évaluateurs agréés du Québec tente de faire modifier le Code des professions du Québec afin que le titre d'évaluateur agréé devienne un titre à acte réservé et d'exercice exclusif : quiconque voudrait exercer cette activité devrait devenir membre de l'Ordre et répondre à ses exigences. «On veut empêcher certaines personnes de faire n'importe quoi ainsi que les gens peu scrupuleux et les non-professionnels d'exercer», déclare Francine Fortin, la présidente de l'Ordre, qui compte un millier de membres.


«Le travail d'un évaluateur est un véritable travail d'enquête où plusieurs éléments sont pris en compte : le coût de construction, le cadre juridique et légal, le marché, les revenus potentiels, la mondialisation.» D'où l'importance selon elle de remettre cette évaluation entre les mains d'un expert.


«Notre travail consiste à formuler une opinion objective sur la valeur d'un bien immobilier à une date donnée. Les préjugés, les intérêts personnels et les préférences ne font pas partie de notre démarche professionnelle. On nous considère parfois comme des empêcheurs de tourner en rond quand on ne donne pas à un bien la valeur que les gens souhaiteraient.»


Un autre enjeu important : depuis 10 ans, le nombre de membres a diminué d'environ 10 % pour atteindre un millier de membres. Une baisse attribuable au vieillissement de la population et au fait que la profession s'exerce dans l'ombre. «L'Ordre veut donc mieux se faire connaître de la relève.


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