L'agilité manufacturière pour faire le pont

Publié le 09/10/2010 à 00:00, mis à jour le 10/11/2010 à 14:33

L'agilité manufacturière pour faire le pont

Publié le 09/10/2010 à 00:00, mis à jour le 10/11/2010 à 14:33

Les PME qui font de la sous-traitance ont besoin des grandes entreprises pour survivre. Cependant, l'inverse est aussi vrai : sans sous-traitants fiables, les donneurs d'ordres ne font pas long feu. Néanmoins, " si un donneur d'ordres change d'orientation stratégique, il n'est pas certain que ses fournisseurs pourront le suivre ", dit Martin Dufour, pdg de Merkur, une firme de génie-conseil sherbrookoise fondée en 1994. Or, sans sous-traitant pour répondre à ses besoins, une grande entreprise est fragilisée et sa réorientation compromise.


Merkur, qui compte une quarantaine d'employés, a créé un nouveau service pour prévenir ce genre de difficulté : l'agilité manufacturière, qui permet d'optimiser des produits et des procédés et de faire de l'amélioration continue, mais sur la chaîne d'approvisionnement plutôt qu'au sein d'une seule entreprise.


Point de départ : le donneur d'ordres


Le processus commence chez le donneur d'ordres par un examen attentif de ses nouvelles orientations stratégiques. " Ensuite, nous évaluons l'effet qu'auront ces orientations sur ses principaux fournisseurs. Enfin, nous travaillons avec ses fournisseurs stratégiques afin que ceux-ci s'adaptent le mieux possible aux changements à venir ", dit M. Dufour, ingénieur mécanique de formation.


Les PME, qui paient au moins 20 000 $ pour ce service, y gagnent une connaissance privilégiée des besoins et des intentions de leur client, en plus d'une compétitivé accrue. Et la grande entreprise, des fournisseurs dont les activités correspondent à ses objectifs.


Cet exercice " d'intégration horizontale " est un travail de longue haleine. " Nous travaillons avec une grande entreprise du secteur des transports depuis un an et nous avons approché 12 des 20 fournisseurs qu'elle a ciblés ", illustre M. Dufour. Or, selon lui, l'intervention auprès de chacune de ces PME devrait durer de 18 mois... à trois ans !


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