Les femmes ont la bougeotte

Publié le 16/03/2013 à 00:00, mis à jour le 14/03/2013 à 14:51

Les femmes ont la bougeotte

Publié le 16/03/2013 à 00:00, mis à jour le 14/03/2013 à 14:51

C'est le désir d'entraide qui a poussé Stéphanie Croteau-Gauthier à démarrer un projet visant l'accès à l'eau potable en Tanzanie. [Photo : Gilles Delisle]

Les femmes ne comptent que pour 13 % dans la profession d'ingénieur au Québec, mais pour près de la moitié de l'effectif d'Ingénieurs sans frontières. Des chiffres qui n'étonnent pas Isabelle Lefèvre, directrice du développement des affaires chez ISF Québec.


«Quand je tiens des kiosques d'information, par exemple à l'École de technologie supérieure ou dans les salons de l'emploi, il y a toujours beaucoup de femmes qui viennent me parler. Même dans les écoles de génie, où il y a une plus faible proportion de femmes, elles sont très nombreuses à venir à mon kiosque.» La raison ? «Elles sont attirées par l'entraide», dit Mme Lefèvre.


Apporter sa contribution


C'est le désir d'entraide, mais aussi le hasard, qui a poussé Stéphanie Croteau-Gauthier à démarrer un projet visant l'accès à l'eau potable en Tanzanie. Lors d'un voyage personnel en Afrique, la jeune ingénieure chez Dessau a fait la rencontre d'une Québécoise qui mettait sur pied un projet de puits dans le village d'Alasai.


C'était enfin sa chance d'apporter sa contribution dans un pays en développement. «Si j'avais été médecin, j'aurais participé à Médecins sans frontières. Mettre ma profession au service de l'aide internationale, ça peut améliorer les choses.»


En compagnie de Cynthia Martel, une collègue de Dessau, Mme Croteau-Gauthier met son idée en branle. Très vite, elles se rendent compte qu'ISF pourra les aider à mener à bien leur projet de puits en Afrique. En 2010, elles font un premier voyage au cours duquel elles recueillent des données sur le terrain et établissent les premiers contacts avec les autorités en place.


«En Tanzanie, ce sont surtout les hommes qui dirigent. Cela dit, nous avons été bien reçues. Ils nous prenaient au sérieux. On arrive avec une expertise. Ils respectent ça», explique l'ingénieure.


Voyager sans déménager


L'année suivante, Stéphanie Croteau-Gauthier s'est rendue en Tanzanie sans sa collègue, car celle-ci était enceinte. Cette année, c'est à son tour d'être en congé de maternité.


La jeune mère n'oublie pas ses ambitions humanitaires pour autant. «Je veux continuer à m'impliquer, mais sur le plan des collectes de fonds et de la logistique de départ. Je ne pense pas me rendre sur place au cours des prochaines années. Je ne veux pas laisser mon bébé pendant trois semaines !»


Chez Dessau, Mme Croteau-Gauthier aurait eu la possibilité d'aller à l'international pour des projets d'entreprise. Mais ce qu'elle apprécie en particulier avec ISF, c'est la possibilité de voyager à l'étranger sans être obligée de déménager là-bas.


«Souvent, les contrats à l'étranger durent deux ans, tandis que les projets d'ISF sont plus sporadiques», souligne-t-elle.


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