Samuel Giguère: entre la mine et la ferme

Publié le 13/09/2016 à 13:47

Samuel Giguère: entre la mine et la ferme

Publié le 13/09/2016 à 13:47

Samuel Giguère, analyste de laboratoire à Mine Raglan (Crédit : Institut national des mines)

L’intérêt de Samuel pour la chimie remonte à ses années de secondaire, qu’il passe dans le Centre-du-Québec, près de Drummondville. Il décide alors de quitter sa région natale pour suivre au cégep de Jonquière une technique en génie chimique –une formation encore très générale et pas du tout axée sur le secteur minier.


« C’est justement parce que c’est général que j’ai choisi ça », dit-il. « Est-ce que je me dirigerais vers les pâtes et papiers, les mines, le pétrole? Je ne savais pas encore. »


Finalement, son stage chez Orbite Technologies, en Gaspésie, le convainc que ce sont les procédés miniers qui l’intéressent plus particulièrement. Poursuivant à l’université, Samuel réalise bien vite qu’il souhaite devenir technicien plutôt qu’ingénieur. Il interrompt alors ses études universitaires et se met tout de suite à la recherche d’un emploi. « J’ai vu une offre pour Mine Raglan, j’ai postulé, j’ai eu une entrevue trois ou quatre jours après, puis j’ai été embauché », dit-il. « Ça s’est fait très rapidement. »


Samuel est donc devenu analyste de laboratoire à Mine Raglan, dans l’extrême nord du Québec. « On reçoit des échantillons de l’exploration pour en mesurer la valeur en nickel », dit-il. « On reçoit aussi ce qui sort des chantiers. Quand il y a un sautage, on veut connaitre la teneur du minerai avant de l’envoyer au moulin. C’est comme une double vérification pour être sûr que les appareils du moulin fonctionnent bien. »


À 23 ans, le navettage (fly-in fly-out) est loin d’être un inconvénient pour Samuel, qui est célibataire. C’est le contraire même. « J’y voyais un avantage principalement parce que, dans mes semaines de congé, j’avais le temps de descendre quatre ou cinq jours à la ferme de mon père pour l’aider dans les travaux agricole, à Saint-Nazaire d’Acton. » Une disponibilité qui reste impossible dans un horaire de semaine régulier.


Le génie chimique a aussi l’avantage de demeurer assez général et donc, transférable dans d’autres secteurs. « Je préfère le domaine minier, mais je pourrais facilement me virer de bord si je devais perdre mon emploi », dit-il. « Il y a de bonnes offres d’emploi en pharmaceutique et dans le pétrole, et donc de très bonnes possibilités de se replacer. »


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