Le Centre des technologies de l'aluminium se restructure

Publié le 24/11/2012 à 00:00, mis à jour le 29/11/2012 à 11:06

Le Centre des technologies de l'aluminium se restructure

Publié le 24/11/2012 à 00:00, mis à jour le 29/11/2012 à 11:06

Par Ulysse Bergeron

À Saguenay, la restructuration qui touche le Centre des technologies de l'aluminium (CTA) suscite des craintes. Le poste de directeur général a été aboli à la fin d'octobre, et un effort d'autofinancement supplémentaire sera demandé au centre de recherche.


«C'est le seul centre de recherche dans ce domaine au Canada. Pour notre région, c'est une excellente carte de visite et un atout important quand vient le moment de faire du démarchage auprès des entreprises», indique le président de la Société de la Vallée de l'aluminium (SVA), André Gobeil.


La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est la pierre angulaire dans la production et la transformation de l'aluminium du Québec, puisqu'elle génère près de la moitié des emplois de la province dans ce secteur.


Qui plus est, la vocation du centre de recherche se concentrerait dorénavant dans le secteur du transport. À l'heure où on parle d'utiliser de l'aluminium sur les ponts, par exemple, on risque de se restreindre en orientant la recherche dans un seul secteur, note André Gobeil. Il a rencontré le ministre conservateur Denis Lebel à ce sujet à la mi-novembre et attend toujours de l'information détaillée sur les changements annoncés.


Le but de l'opération serait de décloisonner les centres de recherche - dont le CTA fait partie - afin d'améliorer la collaboration entre ses institutions. «Il s'agit d'abattre les murs pour qu'on puisse tirer profit de plusieurs groupes d'experts», précise Charles Drouin, responsable des communications au Conseil national de recherches Canada (CNRC).


Cette décision dépasse le seul cas du CTA, ajoute-t-il. Les postes des directeurs généraux des 21 instituts de recherche affiliés au CNRC ont été abolis pour être remplacés par des postes de gestionnaires de programme.


Il en va de même du poste de Bernard Arsenault, jusqu'alors directeur du CTA. «On m'assure que le rôle sera similaire et que le poste restera à Saguenay», dit Charles Drouin, sans préciser les détails de la nouvelle fonction.


À Ottawa, on ne cache pas, toutefois, qu'il y aura un «certain impact» sur le CTA. Un effort accru d'autofinancement sera demandé. Est-ce que le financement sera pour sa part revu à la baisse ? «Ça reste à voir», répond Charles Drouin.

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