Un MBA avant de créer des entreprises en série

Offert par Les Affaires


Édition du 27 Août 2016

Un MBA avant de créer des entreprises en série

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Édition du 27 Août 2016

Georges Karam, chef des affaires commerciales de Genetec.

Georges Karam, 46 ans, est un entrepreneur en série du secteur des technologies. Il a été pendant 12 ans pdg d'Atelka, une entreprise qu'il a cofondée et qui a été vendue à des investisseurs en 2012. Il reste toutefois le président du conseil d'administration de cette PME spécialisée dans l'impartition de centres d'appels, qui compte près de 3 000 employés, dont 1 600 au Québec. Depuis novembre 2014, il est chef des affaires commerciales de Genetec, une société québécoise spécialisée dans la vidéo surveillance qui emploie 800 personnes, dont 500 au Québec.


Cliquez ici pour consulter le dossier MBA : Un ascenseur vers le poste de pdg


Georges Karam a créé sa première entreprise de consultation en informatique en 1996, seulement deux ans après avoir terminé ses études de baccalauréat en informatique à l'UQAM. Il a décidé de faire un MBA au début des années 2000, au moment de lancer sa deuxième entreprise, Aheeva, toujours dans le domaine des technologies, une firme dont il est encore aujourd'hui administrateur.


C'est au retour d'un séjour avec sa famille d'un an au Liban, son pays d'origine, que Georges Karam, alors âgé de 30 ans, a commencé le programme de MBA à HEC Montréal à temps partiel «pour se relancer», après avoir vendu sa première société.


«Je viens d'une famille très éduquée, et ça a toujours été important pour moi d'avoir un diplôme supérieur. Je vais toujours chercher plus loin», explique celui qui est venu à l'âge de 20 ans faire ses études supérieures au Québec au moment de la guerre au Liban.


Éviter des erreurs coûteuses


À ses débuts comme entrepreneur, il avait un bagage technique, mais a ressenti le besoin de compléter ses connaissances dans les disciplines nécessaires à la gestion d'une entreprise.


«Le MBA m'a permis de toucher à tout de façon à pouvoir challenger les spécialistes dans chaque domaine de l'entreprise, de comprendre nos besoins et de me donner confiance. Au début, quand on crée une entreprise, elle est petite et on n'a pas beaucoup de ressources. Ces connaissances m'ont aidé à éviter de faire des erreurs qui auraient pu être lourdes de conséquences», dit-il.


Il a suivi plus récemment une formation de l'Institut des administrateurs de sociétés, donnée à l'Université McGill, puisqu'il siège à plusieurs conseils d'administration.


Georges Karam est convaincu de l'utilité du MBA pour aider les entrepreneurs à devenir de bons gestionnaires. Pour autant, «il y a des choses qui ne s'apprennent pas, car ce sont des atouts naturels qu'on peut améliorer mais pas créer de toute pièce, et dont les entrepreneurs ont besoin. Il s'agit notamment du leadership», juge l'entrepreneur.


Par ailleurs, M. Karam s'est toujours associé à des personnalités complémentaires lors de ses aventures entrepreneuriales. «Avoir une bonne équipe complémentaire et savoir déléguer la gestion parfois afin de se consacrer à la création et au développement, c'est le rôle d'un entrepreneur et c'est un gage de succès.»


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