La course aux classements

Publié le 15/09/2012 à 00:00, mis à jour le 21/09/2012 à 09:26

La course aux classements

Publié le 15/09/2012 à 00:00, mis à jour le 21/09/2012 à 09:26

Plusieurs universités québécoises offrant des programmes de MBA font partie des classements internationaux. Même si elles affirment que ces palmarès ne sont qu'un indicateur parmi d'autres, elles ne voudraient perdre leur rang pour rien au monde.


McGill, HEC Montréal et Concordia font partie de plusieurs classements internationaux établis par le Financial Times, América Economía, The Economist, Businessweek ou encore Forbes.


« On veut continuer d'occuper les meilleures places. C'est évidemment un atout pour nous, car notre réputation attire de nombreux étudiants étrangers, mais aussi des Québécois qui, ainsi, sont moins tentés de partir ailleurs pour avoir une bonne formation », reconnaît Don Melville, directeur des programmes de maîtrise et des MBA de l'Université McGill, où les étrangers représentent la moitié des étudiants.


Néanmoins, de l'avis de tous, les classements ne sont qu'un indicateur. Ils ne représentent qu'un critère parmi d'autres dans le choix d'un lieu de formation par les étudiants.


« Il ne faut pas rester prisonnier de ces classements, recommande Jean-Sébastien Lamoureux, président de l'Association des MBA du Québec. Il faut avant tout examiner les critères utilisés pour établir le classement, comme la qualité de l'enseignement, la réputation des professeurs et le taux de placement des étudiants diplômés. »


Des programmes qui n'ont pas tous la même valeur


Certains palmarès sont plus populaires que d'autres. « Ceux du Financial Times, de The Economist et de Businessweek sont les plus crédibles », estime Michael Wybo, directeur du programme MBA de HEC Montréal.


Dans le Financial Times, une bonne partie de l'analyse est fondée sur la différence du salaire entre avant et après l'obtention du diplôme, mais aussi sur le nombre de professeurs titulaires. « Le classement de Businessweek est le plus représentatif, à mon avis, car il prend en compte la structure de l'école, l'opinion des étudiants et celle des diplômés », dit M. Wybo.


Il conseille aux étudiants de s'attarder sur les critères qui sont les plus importants à leurs yeux, par exemple l'analyse du rendement de l'investissement, la matière apprise, l'ambiance des cours, le curriculum vitæ des professeurs.


Toutes les universités québécoises ne figurent pas dans ces classements. « Il n'est pas facile pour une formation francophone de faire partie de classements anglo-saxons », constate André Gascon, ex-doyen à la formation et aux affaires étudiantes de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval.


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