Roger-Ketcha Ngassam ou retrouver le sens des choses grâce à l'EMBA

Offert par Les Affaires


Édition du 28 Janvier 2017

Roger-Ketcha Ngassam ou retrouver le sens des choses grâce à l'EMBA

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Édition du 28 Janvier 2017

Roger-Ketcha Ngassam est vice-président des opérations techniques chez Novartis

À 39 ans, Roger-Ketcha Ngassam est vice-président des opérations techniques chez Novartis, un poste qu’il a décroché tandis qu’il était en train de faire l’EMBA McGill-HEC Montréal. Une expérience enrichissante tant sur le plan personnel qu’opérationnel.


Tout est parti d’une réflexion quasi existentielle… À la mi-trentaine, Roger-Ketcha Ngassam, ingénieur de formation et père de deux enfants de 10 et 8 ans, avait déjà une belle carrière de gestionnaire dans l’industrie pharmaceutique. Mais « je me suis buté à cette réflexion : quelle est ma raison d’être, quel est mon legs à la société? », se souvient-il. C’est à la faveur d’une rencontre décisive avec le directeur de l’EMBA McGill-HEC Montréal qu’il a compris que le programme pourrait lui être utile.


Deux ans plus tard, à l’été 2016, il est sorti diplômé, fort d’un nouveau réseau et nourri intellectuellement. Entre-temps, il avait même obtenu une promotion chez Novartis en étant nommé à son poste actuel après avoir été directeur des opérations, sur le site de Boucherville, spécialisé dans la production de produits sous forme injectable et qui compte près de 500 employés.


Il était arrivé à Novartis au moment même de commencer son EMBA, qu’il a, par conséquent, reporté d’un an. C’était peu de temps après la crise de 2012 où Sandoz, propriété de Novartis, avait dû stopper partiellement sa fabrication le temps de revoir ses processus afin de se conformer aux exigences de la Food and Drug Administration (FDA), qui avait noté des défaillances. Ceci avait provoqué une pénurie de certains produits pharmaceutiques. Novartis avait alors embauché des cadres pour redresser la barre, mission à laquelle a contribué Roger-Ketcha Ngassam.


Être « un leader de courage, de cœur et de tête »


L’EMBA l’a aidé dans cette tâche en lui apportant notamment des outils concrets en plus d’un partage d’expériences avec des gestionnaires chevronnés de divers milieux. « On nous a présenté le Business Canevas, qui m’a ouvert les yeux sur diverses problématiques (la définition de segments de marché, la proposition de valeur, etc.). C’est sur cette base qu’on s’est doté d’un plan stratégique », explique Roger-Ketcha Ngassam. L’homme a alors également compris pourquoi il aimait tant travailler dans l’industrie pharmaceutique, « dont la raison d’exister est de sauver des vie grâce aux produits qu’elle fabrique ».


Son mémoire de maîtrise portait également sur la démarche réorganisationnelle : « Fallait-il qu’elle parte du haut pour s’appliquer en bas ou fallait-il plutôt privilégier une approche transformationnelle et collaborative », s’est interrogé Roger-Ketcha Ngassam. Il a conclu « qu’il faut un peu des deux : la direction doit donner clairement l’orientation » et laisser la place aux employés de contribuer.


C’est aussi sur le plan du leadership que le vice-président a appris en faisant l’EMBA. « Le programme nous pousse à réfléchir sur qui nous sommes, quel leader nous sommes et à nous améliorer », confie Roger-Ketcha Ngassam. Un des acquis majeurs de son passage à l’EMBA est d’avoir une plus grande confiance en lui, la condition pour être capable d’être « un leader de courage, de cœur et de tête », selon la formule idéale de Roger-Ketcha Ngassam.


L’EMBA a été, pour Roger-Ketcha Ngassam, le moyen « de réapprendre à réfléchir », à prendre de la hauteur. Depuis, il essaie de le faire dès que possible, un peu tous les jours. Pour ne pas perdre le sens de ce qu’il fait.


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